Arts plastiques - Thomas Sankara Website - Officiel https://www.thomassankara.net/category/creations-artistiques/arts-plastiques/ La patrie ou la mort, Nous vaincrons! Fri, 01 Dec 2023 15:56:03 +0000 fr-FR hourly 1 145130549 Norbert Zongo, Paroles d’honneur citations sélectionnées par Viané https://www.thomassankara.net/norbert-zongo-paroles-dhonneur-citations-selectionnees-par-viane/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=norbert-zongo-paroles-dhonneur-citations-selectionnees-par-viane https://www.thomassankara.net/norbert-zongo-paroles-dhonneur-citations-selectionnees-par-viane/#respond Sun, 29 Mar 2020 16:43:53 +0000 http://www.thomassankara.net/?p=242632 Bande dessinée Editeur : VRP Edition (décembre 2018), 30 pages. ISBN-10 : 295557273X ISBN-13 : 978-2-9555727-2-6 Présentation de l’ouvrage (4ème de couverture) Burkina Faso, 13 décembre 1998. Sur une route de brousse, une voiture achève de se consumer. A l’intérieur, des villageois découvrent trois corps calcinés. Un quatrième cadavre gît à terre sur le coté. […]

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  • Bande dessinée
  • Editeur : VRP Edition (décembre 2018), 30 pages.
  • ISBN-10 : 295557273X
  • ISBN-13 : 978-2-9555727-2-6
  • Présentation de l’ouvrage (4ème de couverture)

    Burkina Faso, 13 décembre 1998.

    Sur une route de brousse, une voiture achève de se consumer. A l’intérieur, des villageois découvrent trois corps calcinés. Un quatrième cadavre gît à terre sur le coté. Le véhicule appartient au journaliste Norbert Zongo, directeur de l’hebdomadaire “l’indépendant”. Depuis des mois, ce dernier alertait l’opinion des menaces de mort qu’il recevait.

    Les médias officiels parlent d’un accident de la route. Mais le peuple Burkinabé ne croit pas à cette version. Les étudiants sortent dans la rue puis toute la population se révolte contre ce crime odieux. Face à cette crise, le gouvernement accepte la mise en place d’une Commission d’Enquête Indépendante. Celle-ci va aboutir à la conclusion que Norbert Zongo a été assassiné par des éléments de la garde présidentielle. Les trois autres passagers ont été liquidés pour ne pas laisser de témoins. Le mobile de ce crime apparaît clairement d’après les investigations: Norbert Zongo allait trop loin dans sa dénonciation des abus et des crimes du pouvoir en place. Malgré les pressions, il refusait notamment de cesser ses investigations sur la mort de David Ouédraogo, le chauffeur du frère du président Blaise Compaoré.

    20 ans plus tard, les Burkinabé réclament toujours justice pour Norbert Zongo. Biaise Compaoré a été chassé du pouvoir et s’est exilé en Côte d’ivoire. Son frère François, lui, vit en exil en France. Le Burkina Faso demande son extradition pour pouvoir le juger dans cette tragique affaire.

    A travers quelques formules engagées, tranchantes mais souvent drôles, ce petit livre rend hommage à ce grand journaliste.

    Biographie de l’auteur

    Viané est un artiste français né en 1977. De son vrai nom Vianney RAYNAL, ce musicien, graphiste, dessinateur et peintre est très influencé par l’Afrique, notamment le Burkina Faso ou il a résidé entre 1996 et 2003.

    A Ouagadougou, il gérera un studio d’enregistrement, produira des albums (MASK’A JAZZ, DJAFOUL STAFF, NB BAB’S…) et organisera des concerts. Il évolue ensuite vers le graphisme, la création de logo et la photographie.

    Viané (mars 2020(
    Viané (mars 2020)

    Installé à Montpellier depuis 2003, il travaille dans la grande distribution et continue ses activités artistiques en parallèle. Ainsi en 2007, il enregistre une chanson en hommage à Thomas Sankara intitulé « 20 ans après ».

    En 2014 il réalise une bande dessinée intitulée “SANKARA ET BLAISE” (voir à http://www.thomassankara.net/sankara-et-blaise-une-bande-dessinee-de-viane/). Elle le sera éditée en 2015 en Espagne par Ediciones Wanafrika, en 2016 au Canada par Malaîka Edition, puis rééditée en France en 2019 par le Comité Thomas Sankara de Montpellier.

    En 2016, il réalise une seconde BD intitulée « ADO ET GBAGBO » En 2017, il boucle la trilogie autour de « combats politiques en Afrique » en réalisant la BD « SEKOU ET DE GAULLE ».

    Viané est l’auteur, le dessinateur et l’éditeur des BD. Il lui faut un an de travail pour réaliser une œuvre, les soirs et les week-end. Plusieurs mois sont nécessaires aux recherches historiques (livres, internet…), puis il faut passer au dessin.

    Viané n’ayant pas les bases nécessaire pour dessiner correctement, il trouve un moyen moderne pour contourner le problème: Avec un logiciel de retouche d’images, il reconstitue des scènes en collant des photos d’archives, puis il dessine par dessus avec une tablette graphique. Une fois le dessin réalisé, il termine par le coloriage avec le même logiciel de retouches d’images.

    En 2018, il commence à travailler sur un projet de BD sur Norbert Zongo. A l’occasion de la commémoration des 20 ans de son assassinat, le 13 décembre 2018, il édite un recueil de citations intitulé « Paroles d’honneur ». Un an plus tard, cette fois a l’occasion du 70eme anniversaire de la naissance de Thomas Sankara, il édite un autre recueil de citations intitulé « Gloire au peuple ». Depuis quelques mois, Viané consacre son temps libre à la peinture et à la réalisation de sa quatrième BD qui s’intitulera « Zongo et l’affaire David O ».

    contact : vianneyraynal@gmail.com

    https://www.facebook.com/Vianney-Vian%C3%A9-111413567164638/

    Nos commentaires

    Viané poursuit son travail de popularisation de l’histoire africaine et de certains de ses dirigeants à partir des bandes dessinées ou comme c’est le cas, d’un recueil de citations en utilisant l’art.

    Après le recueil de discours de citations de Thomas Sankara, cette fois c’est pour Norbert qu’il mobilise ses talents d’artiste et de graphiste. Et si beaucoup de citations sont reprises un peu partout, il n’en est rien pour Norbert Zongo. Ce journaliste, pionnier du journalisme d’investigation au Burkina, paiera de sa vie son courage sous le régime de Blaise Compaoré, alors qu’il enquêtait sur les scandales de corruption et les assassinats, dont notamment celle de David Ouedrago livré aux tortionnaires du régiment de sécurité présidentielle qui le torturèrent à mort.

    On découvre que Norbert Zongo pétille d’intelligence, de rigueur. Il déploie d’efficaces talents de pédagogue pour sensibiliser la jeunesse hors de toutes paroles convenues. On comprend qu’il soit, au côté de Thomas Sankara, une des deux figures qui ont nourri la formation et l’exemple à suivre de la jeunesse de son pays.

    Ces quelques citations retrouvées par Viané nous remplissent d’émotion. Elles illustrent sa profonde solitude, dans ce combat de David contre Goliath, à part quelques amis journalistes. Son courage faisait probablement le vide autour de lui. Que de justesse dans ses analyses. Il ne cesse d’appeler à la responsabilité de chacun, tirant la sonnette d’alarme, dénonçant les travers du régime, mais s’adressant surtout aux burkinabé pour qu’ils ne tournent pas la tête, qu’ils ne consacrent plus à l’éducation de leurs enfants, tout en mettant en avant les valeurs africaines. “La seule leçon c’est la lutte“, dit-il tandis que Sankara déclare “Seule la lutte paie“.

    Norbert Zongo a refusé a proposition de Thomas Sankara de venir collaborer avec lui, alors qu’il était arrivé au pouvoir, pour des raisons politiques. Pourtant on trouve d’importants points communs entre les deux hommes, mis d’ailleurs au même niveau de héros et de visionnaire par la population burkinabè. Une morale implacable et un appel à lutte pour améliorer le sort de chacun.

    Ce recueil, essentiellement graphique, surprend au départ. Mais c’est celle d’un artiste qui aime et utilise les couleurs, le travail sur les polices de caractère. Le résultat en plus d’être émouvant par le contenu des textes, est une véritable fête pour nos yeux. Finalement une belle mise en valeur. Après un court moment pour s’adapter, les textes se laissent aisément apprivoiser. c’est évidemment à l’ensemble des Burkinabè et à leurs amis à l’extérieur que d’adresse cet ouvrage, non pas au chercheur. Cette méthode rend finalement les textes plus accessibles, plus lisibles.

    Sans doute aurions-nous aimé un peu d’explication de contextualisation. Mais Viané est un artiste et non un chercheur, même s’il est militant. Encore qu’il a fallu partir à la recherche de tous ces textes. Mais ce livre doit sonner comme un appel à un travail à faire sur Norbert  Zongo, un recueil de textes plus complet accompagné d’une biographie. Mais n’est-ce pas aux nombreux journalistes nombreux au Burkina à se réclamer de Norbert Zongo de le faire? Ce travail existe-il? Si il faut mieux le faire connaitre.

    Quant à ceux qui ne connaissent pas ou que de nom, Norbert Zongo qu’ils se procurent cet ouvrage (contact : vianneyraynal@gmail.com). D’abord ils se délecteront de ses paroles si justes tout autant qu’explosives, et si émouvantes quand on sait qu’il a été assassiné horriblement mais ils comprendront aussi la place qu’a pris ce journaliste parmi les héros post indépendance burkinabè.

    Bruno Jaffré

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    Pierre-Christophe Gam rend hommage à Thomas SANKARA https://www.thomassankara.net/pierre-christophe-gam-rend-hommage-a-thomas-sankara/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=pierre-christophe-gam-rend-hommage-a-thomas-sankara https://www.thomassankara.net/pierre-christophe-gam-rend-hommage-a-thomas-sankara/#respond Sun, 23 Jul 2017 15:57:39 +0000 http://thomassankara.net/?p=16164 Depuis le 15 Octobre 1987, date de le l’assassinat du Président Thomas SANKARA les œuvres se multiplient pour lui rendre hommage. C’est ainsi que l’artiste Camerounais Pierre Christophe GAM rend hommage au Cpt Thomas SANKARA à travers ses créations. Nous vous proposons un article sur son travail publié dans le quotidien français Le Monde (www.monde.fr/afrique)  […]

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    Depuis le 15 Octobre 1987, date de le l’assassinat du Président Thomas SANKARA les œuvres se multiplient pour lui rendre hommage. C’est ainsi que l’artiste Camerounais Pierre Christophe GAM rend hommage au Cpt Thomas SANKARA à travers ses créations. Nous vous proposons un article sur son travail publié dans le quotidien français Le Monde (www.monde.fr/afrique)  par Joan Tilouine.

    Thomas Sankara, la renaissance d’une icône africaine

    Dans une œuvre audacieuse, le Camerounais Pierre-Christophe Gam rend hommage au leader révolutionnaire assassiné en 1987.

    C’est l’histoire d’une rencontre spirituelle entre un gamin de la génération « pixel », et l’une de ces étoiles panafricaines apparue dans les années 1980 dans les cieux de la Haute-Volta, devenue Burkina Faso, d’où elle a éclairé toute l’Afrique.

    Le premier, Pierre-Christophe Gam, est un artiste pluridisciplinaire camerounais au style moderne et raffiné dont le graphisme emprunte à l’esthétique du jeu vidéo et de l’univers du luxe, où il a fait ses classes. Le second, figure hiératique, leader révolutionnaire et visionnaire à la vie courte dont le spectre plane toujours sur le continent : Thomas Sankara.

    Interpeller la « génération Kanye West »

    A quoi ressemblerait le Burkina Faso, voire l’Afrique, si le plus jeune président de la planète en 1983 n’avait été assassiné quatre ans plus tard à l’âge de 37 ans ? Une question qui taraude Pierre-Christophe Gam, convaincu que ce pays enclavé d’Afrique de l’Ouest aurait été un laboratoire heureux de l’écologie, de l’autoproduction agricole en vue d’une autosuffisance alimentaire, de la lutte contre la corruption ou encore de l’émancipation de la femme. Autant de thèmes chers à Thomas Sankara qui ont inspiré et nourri l’imaginaire de l’artiste.

    Pierrre-Christophe Gam mûrit son œuvre tout en poursuivant un autre projet : Propolis, une sublime ville imaginaire incarnant une renaissance africaine, qu’il présente lors d’une soirée mémorable à Art Basel, en 2015.

    Lire aussi :   Pierre-Christophe Gam, le designer de la renaissance africaine

    Mais Sankara hante son esprit. La même année, le jeune homme de 34 ans rend les clés de sa galerie d’art à Londres où il cesse d’officier comme directeur artistique de marques de luxe. Il s’éloigne aussi des mondanités arty de Lagos, carrefour nigérian de l’art contemporain en Afrique où il avait ses habitudes, et prend la route. Le Burkina Faso d’abord puis des pays voisins avant de rejoindre le Cameroun où il s’entretient en 2016 avec Mariam Sankara, la veuve de l’ancien président. Il s’isole ensuite trois mois durant dans un village qui dégringole vers l’océan. Là, il se met à créer, à méditer les discours et les écrits du héros panafricain, à penser ce puissant mythe, à imaginer une mise en scène des messages du leader qui interpellera aussi « la génération Kanye West », comme il dit.

    Un « martyr » trahi par son meilleur ami

    « Sankara était dans une mission sacerdotale avec une pureté radicale qui me fascine. Pour moi, sa vie est de l’ordre du religieux. Je le vois comme un martyr, un prophète qui a été trahi par son frère et ami », explique Pierre-Christophe Gam. Dans ce registre mystique, l’artiste accouche d’une œuvre parsemée de références bibliques, faite de collages, de dessins, de photographies, de design pixelisé, de tissus wax aux couleurs vives… Un chemin de croix qui démarre avec les cinq « grands travaux » du « Che Guevara d’Afrique » présentés comme des réalisations du Christ : « Consommez ce que vous produisez », « Bataille du rail », « Education pour tous », « Emancipation de la femme », et « Autosuffisance alimentaire ». Sur ce dernier point, Sankara avait démontré sa capacité à tacler l’un des maux du continent. « Il a vaincu la faim. Il a fait que le Burkina, en quatre ans, est devenu alimentairement autosuffisant », dira Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation de l’ONU.

    Dans les œuvres de Pierre-Christophe Gam, les mots de Sankara résonnent comme des slogans, des mottos toujours d’actualité en faveur de la défense de la nature, de l’Homme, d’une véritable indépendance africaine, fustigeant la fraude et les abus d’un impérialisme qu’il abhorrait.

    « Critique à l’égard du pseudo-africanisme de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), il se montre encore plus hostile aux interférences américaines et européennes dans les affaires africaines (…) Sankara estime que les Africains doivent réapprendre à aimer leur continent, et à en être fiers », rappelle l’historien Amzat Boukari-Yabara dans son ouvrage Africa Unite ! (La Découverte, 2014).

    L’homme intègre

    Dans un coin de l’installation de Pierre-Christophe Gam s’échappe une voix douce et déterminée. Celle de Thomas Sankara qui fustige la dette et les institutions de Bretton Woods dans un discours historique prononcé en juillet 1987 à la tribune de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), à Addis-Abeba. Lui qui méprisait les aides au développement qui « installent dans nos esprits des réflexes de mendiant ». Quitter à oser refuser de régler la dette dont les « origines remontent aux origines du colonialisme », disait-il. « Si le Burkina tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence », avait-il déclaré à l’OUA. Trois mois plus tard, Thomas Sankara est assassiné. Sa mise à mort est soigneusement mise en scène par l’artiste avec un zeste de subversion.

    Lire aussi :   Mort de Thomas Sankara : vingt-neuf ans après, les résultats de l’enquête se font attendre

    On y croise ainsi une ancienne première dame du Burkina Faso, pulpeuse et lascive, une bouteille de champagne remplie de sang à la main : la « pute de Babylone ». Dans ce tableau, on reconnaît la silhouette de Blaise Compaoré, l’ami, le « Judas », soupçonné d’avoir joué un rôle dans l’assassinat de Sankara à qui il succédera à la tête du Burkina Faso. Une des œuvres de Pierre-Christophe Gam revisite la Sainte Cène pour conter la trahison. On discerne le visage fermé de Félix Houphouët-Boigny, qui présidera à la destinée de la Côte d’Ivoire voisine de 1960 à 1993, en osmose avec la France. On distingue le profil concentré de François Mitterrand et le physique de mercenaires blancs distribués dans les tentacules d’une pieuvre machiavélique incarnant ce que certains ont nommé la Françafrique. Enfin, un sosie de Thomas Sankara finit crucifié.

    « Je traite ces bouts de vie de Thomas Sankara comme des Evangiles apocryphes », dit Pierre-Christophe Gam depuis Le Cap, en Afrique du Sud. Il y présente pour la première fois son œuvre intitulée « L’homme intègre » lors de l’Art Africa Fair qui se déroulera du 24 février au 5 mars. Son œuvre audacieuse ressuscite un mythe, celui de l’espoir, de la lutte, d’une Afrique émancipée et épanouie qui contribuerait à un monde meilleur.

    Joan Tilouine

    Source : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/02/21/le-mythe-du-messie-thomas-sankara-revisite-par-pierre-christophe-gam_5083157_3212.html#VjPY5ujCPyQpPWrT.99

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    Sur les traces de Thomas Sankara (3). Rencontre avec Suza Bona https://www.thomassankara.net/sur-les-traces-de-thomas-sankara-3-rencontre-avec-suza-bona/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=sur-les-traces-de-thomas-sankara-3-rencontre-avec-suza-bona https://www.thomassankara.net/sur-les-traces-de-thomas-sankara-3-rencontre-avec-suza-bona/#respond Sat, 24 Jan 2015 12:21:24 +0000 http://thomassankara.net/wp2016/sur-les-traces-de-thomas-sankara-3-rencontre-avec-suza-bona/ Par Remi Campana Entre petites escroqueries journalières, que je devais à ma couleur de peau, coupure électrique à répétition et eau froide pour se débarbouiller, l’Afrique était bien exotique, mais pas toujours dans le bon sens du terme, sauf pour quelques écervelés romantiques et idéalistes incapable de s’intégrer dans leur culture primale et ainsi avoir […]

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    Par Remi Campana

    Entre petites escroqueries journalières, que je devais à ma couleur de peau, coupure électrique à répétition et eau froide pour se débarbouiller, l’Afrique était bien exotique, mais pas toujours dans le bon sens du terme, sauf pour quelques écervelés romantiques et idéalistes incapable de s’intégrer dans leur culture primale et ainsi avoir la prétention dans choisir une d’adoption. Le pays des hommes intègres de Thomas Sankara me semblait bien loin .Avait-il jamais existé un jour ?

    Mettant mon amertume au placard et dans l’attente de mon entretien, je m’habituais à l’heure africaine. Par prudence ou par sagesse, j’avais donné mon RDV à 10h dans l’espoir peut-être de voir mon invitée se présenter à 12h. Je me retrouvais ainsi bloqué dans l’un des quartiers d’Ouagadougou, à Gounghin, dans la plus « chic » boulangerie du quartier. Où viennoiseries caoutchouteuses se marient très bien aux capsules d’expresso aromatisées au lait en poudre, au goût délicieux et imperceptible de tout, sauf de lactose. La demoiselle avec qui je me devais de partager ce moment de tendresse n’était pas une Burkinabè, mais une Camerounaise. Un petit modèle comme il se dit ici. Quand je la vis arriver, elle me fascina. Dénotant par sa démarche rapide, contraire à la nonchalance des filles d’ici, habillée comme une Européenne au style provocant, elle faisait la joie ou la haine des hommes frustrés de la regarder sans la posséder. Quant aux femmes du pays, leur « petite sœur » devait avoir mal choisi sa couleur, pour si peu partager leurs quotidiens.

    Suzanne Sem Mbang dit Suzy Bona (nom d’artiste) vient se joindre à ma table, son français parfait, sans le moindre accent, me surprend. Rajouté à cela quelques petits gloussements et mouvements d’épaules, ce joli top model, plus petite que minuscule, à l’allure d’un moustique, devait bien avoir l’âme d’une mante religieuse, avec ces 26 ans imperceptibles. Elle avait l’image d’une adolescente de 16 ans et arrivait à me donner quelques frissons. Après avoir commandé un gargantuesque petit déjeuner, notre demoiselle pouvait commencer à répondre à mes questions :

    – Thomas Sankara, en ce qui me concerne, bien sûr que je l’adore. C’était un héros africain comme Patrice Lumumba, Cheikh Anta Diop, Kwame N’krumah, ou Nelson Mandela, De plus, je pense comme lui ; et n’oublier pas son pays comme son histoire est lier au mien, il a fait une partit de ces études avec son « meilleur » ami Blaise Compaoré, à Yaoundé, pour parfaire sa formation d’officier à notre Ecole militaire inter-armée (EMIA) donc vous voyez le Thomas ces pas un inconnu chez nous non plus. Maintenant pour rentrer dans le vif du sujet, c’est triste ce que je vais vous dire, pourtant c’est la vérité, l’Africain a besoin du bâton pour avancer.

    Laissez-lui le temps de réfléchir, il vous plantera un coup de couteau par derrière. C’est à tous les niveaux, que nous sommes corrompus. Le petit qui ne pense qu’à survivre, vous lui balancez un petit billet de mille francs et il fera tout pour vous escroquer ou le voler, ne pensant qu’à un bénéfice à court terme, qu’il ce réjouie à posséder sans comprendre ce qu’il aurait gagniez à travailler avec le « toubabou » (le blanc), encore lui ces pardonnable il est bête et sournois. Quant à nos richards, eux ils ont tout, et bien non, ils ne sont jamais rassasiés. Ils feront tout pour en avoir plus, et comme ils n’ont aucune confiance en leurs frères noirs, les connaissent trop bien, alors ils planquent tout leur argent chez vous les occidentaux. Regardez le Cameroun, mon pays, nous avons une vieille momie comme président (Paul Biya) depuis 30 ans. Les gens râlent, pourtant personne ne bouge. Parce que tout le monde se demande qui va le remplacer ? Ce sont là, les ornières des Africains, le drame de l’Afrique. Quant à vous, les Blancs avec vos droits de l’homme et toutes vos bêtises, vous êtes incapables de nous comprendre. Avec vos sempiternelles repentances, vous vous faites bouffer sur votre propre terre par toutes les poubelles de l’Afrique que vous avez accueillies, au lieu de voir nos richesses intellectuels, je vous dirais que je préfère voir personnellement nos voleurs chez vous que chez nous, c’est aussi cela le revers du colonialisme, et à agir son réfléchir vous allez vous faire bouffer et disparaitre, je vous rassure nous les camerounais nous ne sommes plus annibales (rire), mais bien plus cartésiens que vous les français. C’est pour cela que j’admire Thomas Sankara, en plus d’être un très bel homme, il voulait à coup de poing, mener une politique moderne et ouvrir les esprits de tout un continent pour que nous voguions vers des horizons nouveaux. Malheureusement, il a échoué, sa vision été trop avant-gardiste par rapport à ce que nous sommes, et est difficile de nous faire changer.

    Ce miroir déformant me chagrine et me blesse beaucoup .Prenez l’exemple de l’excision, avec cette thématique, je vous prouve que nous sommes encore des barbares, non civilisés. Vous trouvez normal que sans hygiène, dans des pays tels le Burkina, le Sénégal ou même le Nord du Cameroun (et je pourrais en citer d’autres), on mutile des jeunes filles de 5 à 10 ans regroupées comme du bétail, ou une par une. Devant un trou creusé dans le sol, avec un couteau de boucher ou une lame de rasoir passée au feu (qui sert pour le groupe), sans anesthésie, le clitoris et parfois, les lèvres de l’enfant sont retirés pour le plaisir d’un homme. Je trouve cela immoral. La vie des jeunes filles et de femme est détruite. Lors de l’acte sexuel, la pénétration est souvent horrible et elles ne doivent rien dire, juste subir. Celles qui ont plus de chance, et dans la plus grande discrétion, pourront se consoler avec un amour au féminin. Avec le poids de la culpabilité, car chez nous l’homosexualité est un tabou. Etant une jeune femme africaine, si je peux témoigner et militer pour changer les choses en éveillant des consciences, alors j’aurais réussi ma vie.

    -Maintenant pour répondre à la deuxième partie de votre question, je me retrouve au Burkina Faso pour un travail sur Thomas Sankara avec « Hangar 11 » (une résidence d’artistes de la ville).Pour la réalisation de mon projet, je dois collaborer avec un artiste-photographe burkinabè, si vous avez une connaissance, elle est bienvenu ? Je dois faire une série de photos ou je réinterprète les coiffures africaines traditionnelles à ma sauce, auxquelles je rajoute une vision de modernisme personnelle. Sur chaque cliché, il aura les trois âges (enfance, adulte, vieux) et la coiffure se déformera avec ces trois visions de la vie. J’espère faire une chouette série et la faire tourner en Belgique et en France. Je reprends ici un concept que j’avais déjà exploité en 2012. J’avais créé des coiffures autour des leaders africains.

    Dans la coupe Thomas Sankara, j’avais réinterprété le bonnet du capitaine. Cette coupe a eu beaucoup de succès au Cameroun et en République démocratique du Congo(Zaïre) .Malheureusement, l’Afrique n’étant pas l’Occident, je n’avais pas déposé mon modèle de coupe de cheveux, autrement aujourd’hui, je serais riche (elle rit).
    De plus je dois vous faire une confidence je suis lesbienne a 80 pour cent et a 30 pour cent hétéro, je sais je n aime pas les chiffres rond de 100 pour cent. Ici vivre son homosexualité au Burkina est plus facile et cela encore avec l’aide de Sankara, qui a dépénaliser ma sexualité, bien sur le regard des gens reste mauvais, a la différence du Cameroun ou vous pouvez être tuée pour cela, de plus j’ai découvert ma muse, ma moitié dans ce pays ces elle que vous pourrez voir sur ma futur photo sur la coupe Joséphine Baker mon modèle, bien que je dois repartir dans mon pays pour la fin de l’annee, je désire revenir très vite ici, et voir plus tard avec elle à vivre notre vie de couple je l’aime, elle m’aime, et notre espoir et de partir pour un pays comme la France, et nous marier chose impossible ici, que vos lecteurs et vous mêmes me souhaite bonne chance.

    Pour conclure en date du 07 janvier 2015, Suzy Bona est repartit au Cameroun, elle espère revenir très vite au Burkina, avant de partir, elle a eu une vie très active ici sur plusieurs projets artistiques, le plus louable est sa participation au moyen métrage de l’artiste plasticienne Julie Jaroszewski, qui raconte l’après révolution survenue au BURKINA dans l’année 2014 ou un jeune garçon trouve une épave de voiture, la vend à un sculpteur pour acheter une tenue militaire a l’image de T. Sankara et devenir le futur héros de son pays, Suzy Bona a travaillé sur le film comme maquilleuse, coiffeuse, et consultante pour les décors, et pour finir je lui souhaite bonne chance pour sa vie futur, avec tout mes souhaits de bonheur.

    Propos recueillis le 03/10/2014 à la « boulangerie Sessika» de Ouagadougou

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    Sur les traces de Thomas Sankara (2) rencontre avec le sculpteur Gueswendé Aimé Parfait Ilboudo https://www.thomassankara.net/sur-les-traces-de-thomas-sankara-2-rencontre-avec-le-sculpteur-gueswende-aime-parfait-ilboudo/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=sur-les-traces-de-thomas-sankara-2-rencontre-avec-le-sculpteur-gueswende-aime-parfait-ilboudo https://www.thomassankara.net/sur-les-traces-de-thomas-sankara-2-rencontre-avec-le-sculpteur-gueswende-aime-parfait-ilboudo/#respond Thu, 25 Sep 2014 13:21:52 +0000 http://thomassankara.net/wp2016/sur-les-traces-de-thomas-sankara-2-rencontre-avec-le-sculpteur-gueswende-aime-parfait-ilboudo/ Par Rémi Campana Mon périple à recueillir des témoignages, m’amène aujourd’hui aux abords d’une piscine, l’attente semble longue. Avec mes prunelles d’occidental, je suis intrigué par les odeurs sableuses portées au firmament par l’harmattan qui, coup à coup, irrite et sublime mes papilles olfactives. Quant à la chaleur, elle m’accable par son ardeur harassante qui […]

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    Par Rémi Campana

    Mon périple à recueillir des témoignages, m’amène aujourd’hui aux abords d’une piscine, l’attente semble longue. Avec mes prunelles d’occidental, je suis intrigué par les odeurs sableuses portées au firmament par l’harmattan qui, coup à coup, irrite et sublime mes papilles olfactives. Quant à la chaleur, elle m’accable par son ardeur harassante qui me brûle la peau. Je sue de tout mon corps. Pourtant, ces menus désarrois sont d’ores et déjà oubliés. Je suis captivé par cette lumière étincelante, qui me donne l’impression d’être le visiteur d’une toile oubliée de la création des dieux. Ici, les contrastes sont presque inexistants, les tons d’or harmonisent ou rentrent en opposition avec les pigments d’ocres que saigne l’aridité de cette terre. Ne pouvant oublier mes vilaines manies d’Européen, je m’oublie autour d’un café-expresso. Mon invité se fait désirer, jouant « les Arlésiennes » la ponctualité qui ne semble pas son fort. Après avoir attendu presqu’une heure, le voici arrivé, s’asseyant lourdement, il se présente Gueswendé (traduit littéralement par le regard de Dieu) Aimé Parfait Ilboudo dit « Aimé Césaire ». Ce jeune artiste, à la mine débonnaire, est un excellent sculpteur très présent sur la scène de son pays. Notre entretien pouvait commencer.

    Salut, désolé du retard, le regard de quelques jolies demoiselles a ralenti ma motocyclette. Qui je suis ? Voici une bonne question. Je ne le sais pas moi-même. Mais je me décrirais comme un artiste hybride et un libre penseur, plasticien, touche à tout de génie. Attaché aux valeurs ancestrales de l’Afrique que j’aime à réinterpréter de manière contemporaine. J’aime à croire que je véhicule l’art des anciens. Oui, je suis déboussolé par ce monde magique qui s’ouvre à moi plein de croyances que vous occidentaux avez du mal à croire. Mes références, sont-elles légitimes, je n’en sais rien, mais je m’imagine et je m’identifie à elles. J’aime faire sortir de mes tripes des sentiments hétéroclites. Mélangez à cela, l’idée d’un patchwork des cultures pris à droite ou à gauche et les assaisonnés d’africanisme pour leur donner une couleur épicée, propre à ma culture. Vous avez une bonne approche de ma personnalité.

    Mon parcours artistique…. pour faire bref, fut assez chaotique. Autodidacte dans mon travail, on peut dire que mon chemin professionnel a commencé à partir de 2007, bien qu’ayant pris quelques cours de dessins et de gravures à l’Institut français et au Goethe Institut (Centre culturel allemand). Je peux dire que je me suis fait tout seul. Fils d’un fonctionnaire de police, j’ai dû faire face à la rigidité grandissante de ma famille et entrer en opposition avec elle. Personne ne m’a soutenu. Dieu merci, j’ai acquis une petite notoriété, qui je l’espère, m’ouvrira un jour les portes de l’Europe.

    Riche sèche de l'eau (Gueswendé Aimé Parfait Ilboudo)

    Maintenant, pour revenir au sujet pour lequel vous m’avez contacté, bien que je sois né le 27 avril 1988, personne de ma génération ne peut oublier Thomas Sankara. Un âge d’or pour nous tous. Thomas Sankara est l’égal pour mon peuple de votre général De Gaulle, un héros national. Paradoxalement, j’ai commencé à parler de Thomas Sankara, bien avant de faire les arts nobles dans un mouvement qui regroupait divers gamins (musiciens) de l’univers du rap. Ce groupe animait dans mon quartier des Sound System où nous nous amusions à faire du free style. Je peux vous en fredonner deux morceaux que j’ai gardés en mémoire sur le capitaine Sankara:

    (Ici je retranscris quelques extraits):

    VIVA SANKARA !!!

    Il était une fois au Burkina ! Un vaillant capitaine qui afficha son combat !
    Au pays des hommes intègres, déterminé jusqu’à la mort ! On voulait le voir s’éteindre !
    On l’appelait Sankara, capitaine Isidore Thomas Sankara ! (o)
    Celui qui nous unit! Mon chapeau, je le tire à mon vaillant capitaine.
    Merci d’avoir fait de nous, un peuple intègre, capitaine !(o)
    Capitaine, nous, on t’aime ! Loin de vous, on reste fiers !(o)
    Capitaine… ! La patrie… !Ou la mort… ? Nous vaincrons… !

    AU REVOIR PRESIDENT, AU PLAISIR DE VOUS RENTRER DEDANS !!!

    Vous dites que le changement ne se fait pas en un clin d’œil !
    Pourtant ça fait 26 ans que mon pays est en deuil.
    On récapitule le bilan de votre fauteuil.
    Mais on se rend compte toutes ces années que vous vous êtes foutus de nos gueules. (o)
    Monsieur le président, vous êtes démis de vos fonctions, le peuple ne veut plus de vous, à la tête de cette nation.
    Les poings serrés ! Révolté ! Le moral est fort !
    On ménage nos efforts pour vous foutre à la porte !(o)
    Au revoir Président, au plaisir de vous rentrer dedans, espèce de con !

    15 octobre 1987 la loi du plus fort (Gueswendé Aimé Parfait Ilboudo)

    Voilà sans la moindre prétention, je ne prétends pas rivaliser avec la voix de tribun de mon cher capitaine Sankara ni même avec la vision universaliste de son message. Sur divers points, je me retrouve en lui, dont le plus important est notre vrai amour de la culture. Feu capitaine voulait mettre au premier plan l’héritage culturel de notre continent. Charismatique, emblématique, humaniste et mystique, il avait une longueur d’avance sur presque tous les dirigeants de son époque .Ce qui fait de lui un héros incompris. Je n’engage que moi dans ce que je vais vous dire, mais je pense qu’il a voulu donner une image christique aux générations futures. Il a choisi par la mort de nous léguer son message universaliste pour que celui-ci survive. C’est une forme de résurrection par le dialogue. Car comme notre Christ à son époque, son message était trop novateur pour être compris. Bien sûr, cela est une interprétation personnelle, mais nous sommes de plus en plus nombreux à croire à cette légende. Mais il me semble voir du scepticisme dans le regard des gens. Je décide donc par prudence à retrouver mon regard d’enfant, à la recherche d’une politique perdue. S’il n’avait pas échoué, je pense que notre pays serait bien différent aujourd’hui.

    Pour preuves, regardez ce minuscule pays qui est le Burkina Faso, sur deux ans, Thomas Sankara avait réussi à le rendre en grande partie autosuffisant. Nous arrivions mêmes à exporter notre excédent. Pensez-vous que Blaise Compaoré est capable de réussir ce tour de force, non…. A part son foot, que fait-il pour son pays ? Rien, sauf peut-être jouer au Baby-foot dans le palais présidentiel. Son illustre prédécesseur avait une vision très positive de l’art. Il a créé de grandes fêtes culturelles comme la S.N.C. (Semaine nationale de la culture), le SIAO (Salon international de l’artisanat de Ouagadougou) et le FESPACO (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou). Ce sont quelques exemples parmi tant d’autre.

    Pleur à Thomas de Gueswendé Aimé Parfait Ilboudo

    Pour finir, je tiens a vous expliquer les deux œuvres picturales que vous avez choisi pour illustré votre article, je vous avoue qu’il n’est pas facile d’expliqué une œuvre pour moi, j’ai fais plusieurs hommages a T. Sankara. Sur le tableau “15 Octobre 1987, la loi du plus fort”, je n’ai pas voulu faire son visage déjà par-ce-que je suis pas un bon peintre figuratif. J’ai donc fais une vison personnelle qui me resemble, une allégorie de son assassin dans des couleurs violentes, ce visage déformée représente son bourreau et l’horreur de son vrai visage, une ame noire, bien sur tout le monde sera de qui je parle, je ne site pas son nom, pour ne pas avoir des problemes, vous aurez compris de qui il s’agit. Bon…, je n’oublie pas, que dans le passer des oeurvres me furent censuré et j’ai évité de justesse la justice. Pour le deuxieme tableau “pleur a thomas”, ici une vision personnelle un christ versu T.S, au milieu une pleureuse, le coeur de mon peuple, voila difficile dans dire plus j’espere que cela vous conviendra?

    Pour conclure, aujourd’hui, Sankara a une influence évidente encore et encore, sur mon travail et j’aime lui rendre chaque jours hommage. Comme disait le grand homme « nul ne peut se développer sans sa propre culture ». Donc paraphrasons cette phrase en y rajoutant : « A chacun son bon goût, je vous laisse le vôtre et permettez-moi de garder le mien »

    Propos recueillis le 09/09/2014 à « l’hôtel Azalai Indépendance » de Ouagadougou Pleur à Thomas de Gueswendé Aimé Parfait Ilboudo 15 octobre 1987 la loi du plus fort (Gueswendé Aimé Parfait Ilboudo) jpg/portrait_1.jpg Riche sèche de l'eau (Gueswendé Aimé Parfait Ilboudo)

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