SANKARA & REVOLUTION - Thomas Sankara Website - Officiel https://www.thomassankara.net/category/francais/sankara-revolution/ La patrie ou la mort, Nous vaincrons! Fri, 06 Jun 2025 14:58:39 +0000 fr-FR hourly 1 145130549 Les gouvernements du Conseil national de la Révolution https://www.thomassankara.net/gouvernements-conseil-national-de-revolution/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=gouvernements-conseil-national-de-revolution https://www.thomassankara.net/gouvernements-conseil-national-de-revolution/#respond Fri, 06 Jun 2025 14:58:39 +0000 https://www.thomassankara.net/?p=250086 Nous vous présentons ci-dessous la liste des ministres des différents gouvernement du CNR (Conseil national de la Révolution). Cette liste est extraite du livre de Histoire politique du Burkina 1919 – 2000 de Roger Bila Kaboré, dont vous trouverez une présentation à https://www.thomassankara.net/histoire-politique-du-burkina-faso-1919-1920-un-livre-de-roger-bila-kabore/. La transcription a été réalisée par Fiona Faye. La rédaction   Gouvernement […]

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Nous vous présentons ci-dessous la liste des ministres des différents gouvernement du CNR (Conseil national de la Révolution). Cette liste est extraite du livre de Histoire politique du Burkina 1919 – 2000 de Roger Bila Kaboré, dont vous trouverez une présentation à https://www.thomassankara.net/histoire-politique-du-burkina-faso-1919-1920-un-livre-de-roger-bila-kabore/. La transcription a été réalisée par Fiona Faye.

La rédaction


 

Gouvernement de 1983

 

  1. Ministre d’État Délégué à la Présidence

Capitaine Blaise COMPAORE

  1. Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants

Chef de Bataillon Boukary Jean-Baptiste LINGANI

  1. Ministre des Affaires Etrangères

Monsieur Hama Arba DIALLO

  1. Ministre des Sociétés d’Etat

Capitain Henri ZONGO

  1. Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Monsieur Train Raymond PODA

  1. Ministre de l’Équipement et des Télécommunications

Monsieur Philippe OUEDRAOGO

  1. Ministre du Plan et de la Coopération

Monsieur Talata Eugène DONDASSE

  1. Ministre des Finances

Monsieur Damo Justin BARRO

  1. Ministre du Développement Rural

Monsieur Seydou TRAORE

  1. Ministre de la Santé Publique

Pharmacien Commandant Abdou Salam KABORE

  1. Ministre du Commerce, du Développement Industriel et des Mines

Monsieur Boubakar Amadou HAMA

  1. Ministre du Travail, de la Sécurité Social et de la Fonction Publique

Monsieur Fidèle TOE

  1. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Monsieur Issa TIENDREBEOGO

  1. Ministre de l’Education Nationale, des Arts et de la Culture

Monsieur Mardia Emmanuel DADJOUARI

  1. Ministre de l’Information

Monsieur Adama TOURE

  1. Ministre de la Jeunesse et des Sports

Monsieur Ibrahim KONE

  1. Ministre de l’Environnement et du Tourisme

Monsieur Laetare Basile GUISSOU

  1. Ministre des Affaires Sociales

Madame PALE née Bernadette ROUAMBA

  1. Secrétaire d’Etat à l’Intérieur et à la Sécurité

Monsieur Nongma Ernest OUEDRAOGO

  1. Secrétaire Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres

Monsieur Nayabtigungu Emmanuel CONGO-KABORE


Gouvernement de 1984 (1)

 

  1. Ministre d’Etat Délégué à la Présidence, chargé de la Justice

Capitaine Blaise COMPAORE

  1. Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération

Monsieur Basile Laëtare Guissou

  1. Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants

Commandant BOUKARY Jean-Baptiste LINGANI

  1. Ministre de l’Administration Territoriale et de la Sécurité

Monsieur Nongma Ernest OUEDRAOGO

  1. Ministre de l’Information et de la Culture

Monsieur Wattamou LAMIEN

  1. Ministre de la Promotion Economique

Capitaine Henri ZONGO

  1. Ministre des ressources Financières

Monsieur Justin Damo BARRO

  1. Ministre du Budget

Madame Adèle OUEDRAOGO

  1. Ministre de la Planification et du développement Populaire

Monsieur Youssouf OUEDRAOGO

  1. Ministre du Commerce et de l’Approvisionnement du Peuple

Monsieur Alain COEFFE

  1. Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage

Monsieur Seydou TRAORE

  1. Ministre de l’Eau

Monsieur Michel TAPSOBA

  1. Ministre de l’Equipement

Monsieur Jean Léonard COMPAORE

  1. Ministre des Transports et de la Communication

Monsieur Oumar DIAWARA

  1. Ministre du Travail, de la

Sécurité Sociale et de la Fonction Publique

Monsieur Fidèle TOE

  1. Ministre de l’Environnement et du Tourisme

Monsieur Train Raymond PODA

  1. Ministre de l’Essor Familiale et de la solidarité Nationale

Madame Joséphine OUEDRAOGO

  1. Ministre de la Santé

Pharmacien Commandant Abdou Salam KABORE

  1. Ministre des Sports et des Loisirs

Madame Rita SAWADOGO

2O. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche Scientifique

Monsieur Issa TIENDREBEOGO

  1. Ministre de l’Education Nationale

Monsieur Philippe SOME

  1. Secrétaire Général du Gouvernement et du conseil des Ministres

Monsieur Nayabtigungu CONGO-KABORE


 

Gouvernement de 1984 (2)

 

  1. Ministre d’Etat Délégué à la Présidence, chargé de la Justice

Capitaine Blaise COMPAORE

  1. Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération

Monsieur Basile Laëtare Guissou

  1. Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants

Commandant BOUKARY Jean-Baptiste LINGANI

  1. Ministre de l’Administration Territoriale et de la Sécurité

Monsieur Nongma Ernest OUEDRAOGO

  1. Ministre de l’Information et de la Culture

Monsieur Wattamou LAMIEN

  1. Ministre de la Promotion Economique

Capitaine Henri ZONGO

  1. Ministre des ressources Financières

Monsieur Justin Damo BARRO

  1. Ministre du Budget

Madame Adèle OUEDRAOGO

  1. Ministre de la Planification et du développement Populaire

Monsieur Youssouf OUEDRAOGO

  1. Ministre du Commerce et de l’Approvisionnement du Peuple

Monsieur Alain COEFFE

  1. Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage

Monsieur Seydou TRAORE

  1. Ministre de l’Eau

Monsieur Michel TAPSOBA

  1. Ministre de l’Equipement

Monsieur Jean Léonard COMPAORE

  1. Ministre des Transports et de la Communication

Monsieur Oumar DIAWARA

  1. Ministre du Travail, de la Sécurité Sociale et de la fonction Publique

Monsieur Fidèle TOE

  1. Ministre de l’Environnement et du Tourisme

Monsieur Train Raymond PODA

  1. Ministre de l’Essor Familiale et de la solidarité Nationale

Madame Joséphine OUEDRAOGO

  1. Ministre de la Santé

Pharmacien-Commandant Monsieur Abdou Salam KABORE

  1. Ministre des Sports et des Loisirs

Madame Rita SAWADOGO

  1. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche Scientifique

Monsieur Issa TIENDREBEOGO

  1. Ministre de l’Education Nationale

Monsieur Philippe SOME

  1. Secrétaire Général du Gouvernement et du conseil des Ministres

Monsieur Nayabtigungu CONGO-KABORE


 

Gouvernement de 1985

 

  1. Ministre d’Etat Délégué auprès de la Présidence du Faso, Ministre de la justice

Capitaine Blaise COMPAORE

  1. Ministre de la Défense Nationale

Chef de Bataillon Boukary Jean-Baptiste LINGANI

  1. Ministre de la Promotion Economique

Capitaine Henri ZONGO

  1. Ministre de l’Administration Territoriale et de la sécurité

Monsieur Nongma Ernest OUEDRAOGO

  1. Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération

Monsieur Basile Laëtare Guissou

  1. Ministre de l’Information et de la Culture

Monsieur Watamou LAMIEN

  1. Ministre de la Planification et du Développement Populaire

Monsieur Youssouf OUEDRAOGO

  1. Ministre du Budget

Madame Adèle OUEDRAOGO

  1. Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage

Monsieur Seydou TRAORE

  1. Ministre de l’Eau

Monsieur Moussa Michel TAPSOBA

  1. Ministre de la Santé

Commandant Abdou Salam KABORE

  1. Ministre de l’Éducation Nationale

Monsieur Philippe SOMÉ

  1. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Monsieur Issa TIENDREBEOGO

  1. Ministre de l’Environnement et du Tourisme

Madame Noélie Marie Béatrice DAMIBA

15, Ministre de l’Essor Familial et de la Solidarité Nationale

Madame Joséphine OUEDRAOGO née GUISSOU

  1. Ministre de l’Équipement

Monsieur Jean Léonard COMPAORE

  1. Ministre du Travail, de la Sécurité Sociale et de la fonction Publique

Monsieur Fidèle TOE

  1. Ministre du Commerce et de l’Approvisionnement du Peuple

Monsieur Mohamadou TOURE

  1. Ministre de Transport et des Communications

Monsieur Alain COEFFE

  1. Ministre des Ressources Financières

Monsieur Damo Justin BARRO

  1. Ministre du Sport et des Loisirs

Monsieur Jean-Baptiste Sansan DAH

  1. Secrétaire Général du Gouvernement et du conseil des Ministres

Monsieur Nayabtigungu CONGO-KABORE


 

Gouvernement de 1986

 

  1. Ministre d’État Délégué auprès de la Présidence du Faso, Ministre de la justice

Capitaine Blaise COMPAORE

  1. Ministre de la Défense Nationale

Commandant Boukary Jean-Baptiste LINGANI

  1. Ministre de la Promotion Economique

Capitaine Henri ZONGO

  1. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Monsieur Valère Dieudonné SOME

  1. Ministre de Sports

Pharmacien Commandant Abdou Salam KABOBE

  1. Ministre de l’Administration Territoriale et de la sécurité

Monsieur Nongma Ernest OUEDRAOGO

7 Ministre des Relations Extérieur et de la Coopération

Monsieur Bazomboué Léandre BASSOLET

  1. Ministre de la Question Paysanne

Monsieur Jean Léonard COMPAORE

  1. Ministre de la Planification et du Développement Populaire

Monsieur Issouf OUEDRAOO

  1. Ministre de l’Eau

Monsieur Michel KOUDA

  1. Ministre de l’Agriculture et de l’Elévage

Monsieur Jean-Marie SOMDA

  1. Ministre de l’Information

Monsieur Basile Laetare GUISSOU

  1. Ministre de l‘Éducation Nationale

Monsieur Sansan Jean-Baptiste DA

  1. Ministre de la Santé

Madame Azara BAMBA née LOUGUE

  1. Ministre du Commerce et de I ‘Approvisionnement du Peuple

Monsieur Mohamadou TOURE

  1. Ministre de l’Environnement et du Tourisme

Madame Noélie Marie Béatrice DAMIBA

  1. Ministre de |’Équipement

Monsieur Moussa Michel TAPSOBA

  1. Ministre de de l’Essor familial et de la Solidarité Nationale

Madame Joséphine OUEDRAOGO née GUISSOU

  1. Ministre des Transports et des Communications

Monsieur Alain COEFFE

  1. Ministre de la Culture

Madame Bernadette SANOU

  1. Ministre du Travail, de la Sécurité Sociale et de la Fonction Publique

Monsieur Fidèle TOE

  1. Ministre du Budget

Madame Adèle OUEDRAOGO

  1. Ministre des Ressources Financières

Monsieur Talata Eugène DONDASSE

  1. Secrétaire d’État à la Justice

Monsieur Sambo Antoine KOMI

  1. Secrétaire Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres

Monsieur Nayabtigungu Emmanuel CONGO-KABORE


 

Gouvernement de 1987 (1)

  1. Ministre d’État Délégué à la Présidence, Ministre de la Justice

Capitaine Blaise COMPAORE

  1. Ministre de la Défense Populaire, Chef de Bataillon

Commandant Boukary Jean-Baptiste LINGANI

3, Ministre de la promotion Économique

Capitaine Henri ZONGO

  1. Ministre des Transports et des Communications

Monsieur Watamou LAMIEN

  1. Ministre des Sports

Monsieur Abdou Salam KABORE

  1. Ministre de l’Administration Territoriale et de la sécurité

Monsieur Nongma Ernest OUEDRAOGO

  1. Ministre du Travail, de la Sécurité Sociale et de la Fonction Publique

Monsieur Fidèle TOE

  1. Ministre de la Question Paysanne

Monsieur  Jean-Léonard COMPAORE

  1. Ministre du Budget

Madame Adèle OUEDRAOGO

  1. Ministre des Relations Extérieures

Monsieur Léandre B. BASSOLET

  1. Ministre de la Coopération

Monsieur Youssouf OUEDRAOGO

  1. Ministre de l’Environnement et du Tourisme

Madame Noëllie Marie Béatrice DAMIBA

  1. Ministre de la Planification et du Développement Populaire

Monsieur Alain COEFFE

  1. Ministre de l’Équipement

Monsieur Moussa Michel TAPSOBA

  1. Ministre de l’Essor Familial et de la Solidarité Nationale

Madame Joséphine OUEDRAOGO

  1. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Monsieur Clément OUEDRAOGO

  1. Ministre de l’Éducation Nationale

Monsieur Hanitan Jonas YE

  1. Ministre du Commerce et de l’Approvisionnement du Peuple

Monsieur Mahamoudou TOURE

  1. Ministre de l’Eau

Monsieur Michel KOUDA

  1. Ministre de l’Agriculture st de l’Elevage

Monsieur Jean-Marie SOMDA

  1. Ministre de la Santé

Madame Azara BAMBA

  1. Ministre des Ressources Financières

Monsieur Talata Eugène DONDASSE

  1. Ministre de l’Information

Monsieur Wendpabasba Juste TIEMTORE

  1. Ministre de la Culture

Madame Alimata SAMLEMBERE

25 Secrétaire d’État à la Justice

Monsieur Sambo Antoine KOMI

  1. Secrétaire d’État à l’Elevage

Monsieur Tanga GUISSOU

  1. Secrétaire Général du Gouvernement et du Conseil des Ministres

Monsieur Nayabtigungu CONGO-KABORE

  1. Coordonnateur Général de la Présidence du Faso

Monsieur Sansan Jean-Baptiste DA

 

 

 

 

 

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Chronologie https://www.thomassankara.net/chronologie/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=chronologie https://www.thomassankara.net/chronologie/#comments Mon, 31 Mar 2008 09:00:00 +0000 http://thomassankara.net/wp2016/chronologie/ Cette chronologie détaillée est celle qui figure en annexe de la “Biographie de Thomas Sankara, la patrie ou la mort…”, édition revue et augmentée, éditée chez l’Harmattan en 2007, présentée à l’adresse http://www.thomassankara.net/articl…. Elle est et sera complétée au fil de l’eau au fur et à mesure que nous serons informés d’évènements non mentionnés jusqu’ici. […]

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Cette chronologie détaillée est celle qui figure en annexe de la “Biographie de Thomas Sankara, la patrie ou la mort…”, édition revue et augmentée, éditée chez l’Harmattan en 2007, présentée à l’adresse http://www.thomassankara.net/articl…. Elle est et sera complétée au fil de l’eau au fur et à mesure que nous serons informés d’évènements non mentionnés jusqu’ici. Et nous comptons bien sur sur votre collaboration.

21/12/49. Naissance de Thomas Sankara à Yako.

05/08/1960. Proclamation de l’indépendance.

30/10/1963. Maurice Yaméogo est réélu avec 99,99 % des suffrages exprimés.

03/01/66. Insurrection populaire contre le régime de Maurice Yaméogo. Lamizana est porté au pouvoir.

Octobre 66. Après avoir obtenu le BEPC, Thomas réussit le concours d’entrée au PMK qu’il intègre à la rentrée.

01/10/69. Thomas Sankara intègre l’Académie militaire d’Antsirabé.

30/01/72. Tsiranana est réélu président de Madagascar pour un troisième septennat avec 99,72 % des suffrages exprimés.

13/05/72. Manifestations et fusillades dans les rues de Tananarive. Tsiranana proclame l’état de nécessité nationale.

18/05/72. Nouvelle journée de manifestations. Tsiranana donne les pleins pouvoirs au général Ramanantsoa.

27/05/72. Le capitaine de frégate Ratsiraka entre au gouvernement comme ministre des Affaires étrangères.

Juin 1972. Fin de la formation à Antsirabé. A la rentrée suivante Sankara va être affecté au service civique, une année supplémentaire pour recevoir un complément de formation.

Septembre 1973. Création de la LIPAD, Ligue Patriotique pour le Développement.

Octobre 1973. Date non précisée. Sankara rentre au Burkina Faso et est affecté à Bobo Dioulasso pour y former une compagnie de jeunes recrues.

08/02/74. A la suite d’une crise parlementaire, le président, le général Lamizana, suspend la constitution et dissout l’assemblée nationale.

19/03/74. Thomas Sankara est affecté à la compagnie de génie de Ouagadougou.

16-17/12/74. Affrontement militaire entre le Mali et la Haute-Volta pour une bande de terre. Thomas Sankara réussit une percée avec ses hommes.

15/06/75. Ratsiraka reçoit l’investiture officielle comme chef d’Etat à Madagascar.

29/11/75. Lamizana annonce la création d’un parti unique, le Mouvement National pour le Renouveau.

17-18/12/75. Grève générale et opération ville morte pour appuyer des revendications salariales et pour exiger le retrait du projet du MNR.

1976. Sankara prend la direction du CNEC (Centre national d’entraînement commando à Po).

Août 1977. Création de l’OCV, Organisation Communiste Voltaïque.

27/11/77. Adoption d’une nouvelle constitution par référendum avec 92,7 % de oui.

Janvier 1978 à mai 78. Thomas Sankara et Blaise Compaoré effectuent ensemble un stage au centre de formation de parachutistes à Rabat au Maroc.

11/04/78. Déclaration des syndicats appelant « les travailleurs à se démarquer de tous les hommes politiques et de toutes les formations politiques rétrogrades en place ».

30/04/78. Elections législatives. Victoire du RDA.

Mai 78. Blaise Compaoré devient l’adjoint de Sankara à Po.

14/05/78 et 28/05/78. Election présidentielle. Après avoir été mis en ballottage, Lamizana est élu au second tour avec 56,2 % suffrages des votants.

01/10/78. Création du Parti Communiste Révolutionnaire Voltaïque.

04/06/79. Le capitaine d’aviation Jerry Rawlings est porté au pouvoir pour la première fois au Ghana et remet le pouvoir à un civil élu le docteur Liman peu de temps après.

21/07/79. Mariage de Thomas Sankara avec Mariam Sermé.

14/10/79. Création de l’ULC, Union de Lutte Communiste.

25/11/80. Coup d’Etat du CMRPN dirigé par le colonel Sayé Zerbo.

Février 81. Thomas Sankara est nommé à l’état-major à la division opérationnelle. Il est promu capitaine. Blaise Compaoré prend la direction du CNEC de PO.

10/08/81. Naissance d’un premier fils Philippe à Ouagadougou.

13/09/81. Sankara accepte d’être secrétaire d’Etat à l’Information.

31/12/81. Retour au pouvoir de Rawlings au Ghana après un nouveau coup d’Etat. Il s’attaque résolument à la corruption.

12/04/82. Thomas Sankara démissionne de son poste de secrétaire d’Etat chargé de l’Information. Blaise Compaoré et Henri Zongo démissionnent du CMRPN.

14/05/82. Thomas Sankara est mis aux arrêts à Dédougou, Blaise Compaoré à Fara près de Bobo et Henri Zongo à Ouahigouya.

21/09/82. Naissance d’un deuxième fils Auguste à Ouagadougou.

07/11/82. Jean-Baptiste Ouedraogo est placé à la tête du pays par un nouveau coup d’Etat militaire.

07/11/82. Le lieutenant-colonel Nezien Badembié Pierre Clavier, ex-ministre de l’Intérieur du CMRPN, est abattu d’une balle dans le dos.

Décembre 82. Jean Pierre Cot est démissionné du ministère de la Coopération.

11/01/83. Thomas Sankara devient premier ministre.

28/02/83. Tentative manquée de putsch contre le CSP par un groupe de militaires.

24/02/83. Départ de Thomas Sankara pour un voyage qui va le mener au Niger, en Libye et en Corée du Nord.

07-13/03/83. Thomas Sankara déploie une intense activité diplomatique durant le sommet des non alignés à New Delhi.

26/03/83. Important meeting à Ouagadougou où apparaissent les divergences entre Sankara et Jean-Baptiste Ouedraogo

30/04/83. Visite de Kadhafi en Haute-Volta.

14/05/83. Grand meeting à Bobo Dioulasso.

16/05/83. Arrivée de Guy Penne, conseiller de Mitterrand aux affaires africaines.

17/05/83. Arrestation de Thomas Sankara. Blaise Compaoré s’enfuit à Po. Blaise Compaoré se déclare en rébellion.

20-21/05/83. Les lycéens et la jeunesse de la Haute-Volta manifestent à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso pour demander la libération de Sankara.

22/05/83. Contre manifestation organisée par le RDA et l’UNDD.

23/05/83. Réunion du CSP. Les militaires se scindent plus nettement en 2 camps.

27/05/83. Discours de Jean-Baptiste Ouedraogo où il annonce les prochaines libérations, la rédaction d’un avant-projet de constitution et le retour des militaires dans les casernes.

29/05/83. Libération des détenus dont Thomas Sankara et Jean-Baptiste Lingani qui sont assignés en résidence surveillée.

06/83-08/83. La résistance s’organise à partir de la base des commandos de Po autour de Blaise Compaoré en liaison avec Thomas Sankara.

25/07/83. Dernière rencontre du PAI avec Sankara et Lingani pour mettre au point la stratégie et confier des tâches aux militants du PAI.

31/07/83. Première annulation de l’assaut des commandos de Po sur Ouagadougou.

02/08/83. Deuxième annulation de l’assaut.

04/08/83. Les commandos du CNEC dirigés par Compaoré montent de Po vers Ouagadougou, rencontrent des militants civils qui les guident dans la ville. Ils investissent la ville et portent Sankara à la tête de l’Etat.

05/08/83. Grande manifestation populaire de soutien au nouveau pouvoir.

07/08/83. Nouvelle manifestation populaire de soutien au CNR.

09/08/83. Exécution du colonel Somé Yorian Gabriel et du commandant Fidel Guebré au sein du Conseil de l’Entente.

19/08/83. Réunion du CNR pour décider de la constitution du gouvernement.

24/08/83. Le premier gouvernement du CNR est constitué. On y compte 5 membres du PAI-LIPAD, 3 membres de l’ex-ULC et les 3 militaires qui avec Sankara seront appelés les 4 chefs historiques de la révolution.

09/83. Visite de Jacques Huntziger, secrétaire international du Parti socialiste suivi d’une visite de 3 jours de Christian Nucci, ministre de la Coopération. La France affirme officiellement sa non-ingérence et Sankara demande une relecture des accords de coopération.

13/09/83. A l’initiative de militants de la LIPAD, des salariés de la Voltelec (devenue depuis SONABEL), la compagnie d’électricité, destituent le directeur général et mettent en place un « Conseil Provisoire de Gestions ».

16/09/83. Le directeur de la télévision, Serge Théophile Balima est séquestré par les salariés de la télévision à l’initiative de la LIPAD qui ne le jugent pas assez révolutionnaire et souhaitent des changements plus importants dans les programmes.

16/09/83. Visite de Thomas Sankara au Mali. Accord pour soumettre le différend frontalier à la Cour internationale de Justice de La Haye et création d’une Commission mixte de coopération.

Septembre 83. Visite d’une délégation du Burkina conduite par Thomas Sankara au Niger.

30/09/83. Sankara rencontre Rawlings, chef d’Etat du Ghana, à Po.

02/10/83. Thomas Sankara part pour la 10ème conférence France-Afrique où il va se faire remarquer. Il a auparavant enregistré le Discours d’orientation politique qui est prononcé à la radio et la télévision.

03/10/83. Meeting de soutien au CNR, après le refus de Sankara d’assister au dîner offert aux chefs d’Etat pour protester contre le fait d’avoir été accueilli par Guy Penne.

11/10/83. Arrestation de politiciens des anciens régimes qui sont placés en résidences surveillées dans leurs villages natals.

19/10/83. Création de Tribunaux Populaires de la Révolution (TPR).

29/10/83. Au sommet de Niamey, La Côte d’Ivoire refuse de confier la présidence de la CEAO (Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest) à la Haute-Volta, alors qu’elle lui revient. Sankara annonce la levée du veto empêchant l’adhésion du Mali à l’UMOA (Union Monétaire Ouest Africaine), qui permettra au Mali d’entrer à la CEAO le 1 juin 1984.

01/11/83. La Haute-Volta est élue membre permanent du Conseil de Sécurité pour deux ans.

04/11 -06/11/83. Manœuvres militaires conjointes du Ghana et de la Haute-Volta

09/11/83. Création de la « Caisse de Solidarité révolutionnaire » dont les fonds doivent être constitués de contributions volontaires en vue de secourir les populations sinistrées du Nord du pays.

11/11/83. Visite du président du Niger Seyni Kountché à Ouagadougou.

18/11/83. Des salariés armés, encadrés par la LIPAD, investissent les bâtiments des Postes et Télécommunications et séquestrent le directeur et les cadres techniques accusés de malversation.

Novembre 1983. Création des CDR de services et des CDR des commerçants

Décembre 1983. Signature d’un accord de coopération scientifique, économique et technique avec Cuba

20/12/83. Ouverture de la première Semaine nationale de la Culture.

21/12/83. Visite du président angolais Eduardo dos Santos à Ouagadougou.

03/01/84. Début des premières assises des TPR qui doivent juger le général Lamizana et ses collaborateurs immédiats pour mauvaise gestion. Lamizana sera acquitté.

Janvier 84. Visite de Sankara au Togo.

Janvier 84. Sankara signifie à Kadhafi qu’il désapprouve son action au Tchad.

Janvier 84. Réduction des indemnités des fonctionnaires de 25 à 50 %

09/01/84. Vincent Sigué de passage en France est bloqué à l’aéroport par les autorités françaises qui veulent le poursuivre en justice pour des délits de droit commun. Sankara intervient personnellement pour le libérer.

21/01/84. Visite de Sankara au Bénin.

30/01/84. Accord de coopération avec le Bénin signé à Ouagadougou après la mise en place de la première grande commission mixte Bénin-voltaïque qui fait suite au voyage de Sankara dans ce pays.

31/01/84. Visite du Secrétaire Général de l’ONU, Javier Pérez de Cuellar à Ouagadougou.

Février 84. Suppression des corvées obligatoires au profit de la chefferie.

10-12/02/84. Visite officielle de Rawlings à Ouagadougou.

24/02/84. Les premiers quartiers sont rasés pour permettre les nouveaux lotissements.

04/03/84. Le Burkina reconnaît la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD).

07/03/84. Adoption d’un décret de réduction des loyers applicable à partir du 1er avril.

14/03/84. Suppression des enveloppes spéciales pour frais de mission.

20-22/03/84. Grève des enseignants du SNEAHV à la suite de l’arrestation de 3 personnes accusées de subversion.

22/03/84. Le CNR décide le licenciement des enseignants après avoir pris connaissance d’un rapport des services de sécurité présentant cette grève comme faisant partie d’un complot contre-révolutionnaire.

23/03/84. Thomas Sankara convoque un conseil des ministres pour tenter de revenir sur le licenciement des enseignants grévistes, mais la mesure est maintenue. Environ 1400 instituteurs seront licenciés

28/03/84. Le conseil des ministres adopte le programme de construction des Cités du 4 Août afin de loger les fonctionnaires.

31/03/84. Visite officielle d’une délégation de la Haute-Volta conduite par Thomas Sankara en République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) qui accueille sa première visite d’un Chef d’Etat.

02/04/84. Visite de Sankara en Algérie où il rencontre le président Chadli Bendjedid.

05/04/84. Création du quotidien Sidwaya qui signifie : La vérité est arrivée.

09/04/84. Lancement des premières distributions de parcelles sous l’égide des CDR de quartier.

21/04/84. Début des assises des TPR devant juger l’ex-président Saye Zerbo et d’autres membres du CMRPN Sayé Zerbo est condamné à 15 ans d’emprisonnement dont 7 avec sursis et à la confiscation de ses biens jusqu’à concurrence du montant de la peine pécuniaire.

26/04/84. Coup d’envoi des travaux d’aménagement de la vallée du Sourou dont l’objectif est l’irrigation de 16000 hectares.

Fin avril 84. Sankara écrit aux organisations leur demandant de faire des propositions pour unifier leurs forces. La LIPAD répond en formulant des critiques sur l’absence de statut du CNR, l’absence de démocratie en son sein, la prépondérance des militaires et l’improvisation dans ces décisions.

16/05/84. Le conseil des ministres fixe la date du 20 mai pour commémorer la journée anti-impérialiste de la jeunesse en commémoration des manifestations de mai 1983 demandant la libération de Sankara et demande au ministre de la Jeunesse et des Sports Ibrahima Koné de se concerter avec le secrétaire général des CDR. Mais l’entente n’aura pas lieu

20/05/84. Manifestation réussie organisée par le ministère de la Jeunesse et des Sports.

21/05/84. Echec de la manifestation organisée par le secrétariat des CDR. Première crise ouverte avec le PAI. Le ministre de la Jeunesse et des Sports est limogé pour avoir voulu organiser la commémoration des manifestations de mai 83 en dehors des CDR.

27/05/84. Annulation d’une visite de Sankara en Côte d’Ivoire à la suite du refus des autorités ivoiriennes que Sankara se rendent à Abidjan.

28/05/84. On annonce qu’un complot dirigé par le colonel Didier Ouedraogo a été déjoué. Publication des statuts provisoires des CDR.

08/06/84. Incendie des locaux du seul quotidien privé l’Observateur.

11/06/84. Sept personnes accusées d’avoir fomenté un complot sont fusillées : le colonel Didier Ouedraogo, le lieutenant Moussa Kaboré, le lieutenant Maurice Ouedraogo, Moumouni Ouedraogo, Barnabé Kaboré, Anatole Tiendrébéogo et Adama Ouedraogo Sur les 26 comploteurs présumés, 15 sont acquittés et 4 condamnés à 20 ans de prison.

14/06/84. Visite du président Eyadema du Togo à Ouagadougou.

Juin 84. Visite de Blaise Compaoré à Paris. Le Burkina espère alors que les accords de coopération pourront être signés avec la France pour août 1984. C’est l’échec.

Juin 84. Visite en France du premier ministre sud-africain Peter Botha.t

18/06/84. Sankara annule sa participation au sommet de l’Entente qui devait se tenir à Yamoussoukro et celui-ci est ajourné.

23/06/84-02/07/84. Tournée africaine de Thomas Sankara en Ethiopie, Madagascar, Mozambique, Congo, Burundi, Tanzanie, Zambie, Angola, Sao Tomé et Principe.

24/06/84. Début du procès de Gérard Kango Ouedraogo devant les TPR pour détournement de fonds. Il est condamné à une forte amende et à plusieurs années d’emprisonnement.

26/06/84. On annonce l’instauration d’une épreuve politico-idéologique dans les concours d’accès à la fonction publique.

27/06/84. Réunion des organisations membres du CNR L’explication est vive. Les militaires admettent difficilement les critiques de la LIPAD et lui reprochent son comportement lors des marches de mai.

11/07/84. Création de l’UREBA (Union Révolutionnaire des Banques). Moïse Traoré membre de l’ULCR est nommé directeur général.

12/07/84. Création du Service National Populaire (SERNAPO). Un décret annonce que le 4 août est désormais le jour de la fête national en remplacement du 11 décembre.

13/07/84. Sankara écrit au président de l’OUA pour annoncer la décision du Burkina de boycotter les jeux olympiques de Los Angeles pour les violations répétées de la charte des Nations unies à propos de l’Afrique du Sud, notamment de la part de le Grande-Bretagne qui participe à des rencontres de rugby avec l’Afrique du Sud.

15/07/84. Première rencontre institutionnelle de Thomas Sankara avec les femmes.

18/07/84. Inauguration du stade du 4 août construit par la République Populaire de Chine à la suite d’un accord conclu avant la Révolution.

04/08/84. Premier anniversaire de la révolution. La Haute-Volta devient le Burkina Faso, le drapeau change de couleur, et le pays se dote d’un un nouvel hymne national, le « Ditanyé » qui signifie « Le chant de la Victoire » en langue Lobi.

07/08/84. Assassinat du commandant Amadou Sawadogo. Les auteurs de l’attentat n’ont toujours pas été identifiés.

08/08/84. Ordonnance portant sur la réorganisation agraire et foncière. La terre appartient désormais à l’Etat.

10/08/84. Création de l’UCB, Union des Communistes Burkinabè par le regroupement de petits groupes d’intellectuels.

15/08/84. Le pays est administrativement découpé en 30 provinces et 250 départements.

18/08/84. Dissolution du premier gouvernement révolutionnaire. Les ministres sont affectés comme chefs de projet pour la construction de logements.

31/08/84. Deuxième gouvernement du CNR. Le PAI n’en fait plus partie.

15-16/09/84. Election des bureaux CDR dans les différents secteurs de Ouagadougou.

19/09/84. Baisse des frais de scolarité, de 10000 à 4000 FCFA dans le primaire et de 70000 ou 85000 à 45000 FCFA dans le secondaire.

22/09/84. Journée les « maris au marché ». Les hommes doivent aller faire le marché pour se rendre compte du prix de la nourriture.

26/09/84. Vincent Sigué est nommé chef de la Sécurité du territoire.

25-30/09/84. Voyage de Thomas Sankara au Cap-Vert puis à Cuba. A l’issue de ce voyage, il n’est pas autorisé à atterrir à Atlanta alors qu’il est invité par le leader afro-américain André Young et doit se poser à New York

01/10/84. Suppression de l’impôt de capitation. Lancement du programme Populaire de Développement qui va s’étaler sur 15 mois dont les objectifs ont été déterminés dans les provinces.

02/10/84. Meeting à Harlem devant la communauté afro-américaine.

04/10/84. Discours de Thomas Sankara à la tribune de la 39ème session des Nations unies. Ce discours, largement diffusé depuis, apparaît comme le plus connu.

00/10/84. Visite du Mohamed Abdelaziz, président de la RASD (République Arabe Sahraouie Démocratique).

10/84. Blaise Compaoré conduit une délégation du Burkina Faso en Union soviétique et en Corée du Nord.

21/10/84. Lancement de la Régie nationale des transports en commun dite « X9 ». Les autobus font leur apparition à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso. D’autres vont relier les principales villes entre elles.

28/10/84. Sankara devient président de la CEAO à l’occasion du 10ème sommet de cette communauté. Arrestation à Bamako de Mohamed Diawara homme d’affaires ayant emprunté à la CEAO avec la complicité de son secrétaire général la somme de 6,5 milliards qu’il n’arrivait pas à rembourser. Il est transféré à Ouagadougou où il sera jugé devant les TPR. Moussa N’Gom et Moussa Diakité, impliqués dans cette affaire, seront arrêtés en novembre 1984.

31/10/84. Arba Diallo et Adama Touré (deux dirigeants du PAI) sont suspendus de la fonction publique et arrêtés.

05-09/11/84. Voyage en Chine d’une délégation du Burkina conduite par Sankara.

07/11/84. Instauration d’une taxe de circulation sur les routes goudronnées afin de pouvoir financer leur entretien.

12-15/11/84. Sankara participe au sommet de l’OUA à Addis-Abeba où il se bat pour la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Novembre 1984. Arrestation de Moussa Ngom, secrétaire général de la CEAO et de Moussa Diakité contrôleur financier du FOSIDEC (Fonds de Solidarité et d’Investissements de la CEAO). Ils seront jugés aussi devant les TPR.

19/11/84. Clôture de la session budgétaire pour 1985. Il se dégage un déficit prévisionnel de 10 milliards de FCFA. Sankara propose alors de convoquer une conférence nationale sur le budget pour le 3 décembre.

21/11/84. Lancement de l’opération « 7000 villages, 7000 terrains de sport ».

22-23/11/84. Première rencontre entre Houphouët-Boigny et Thomas Sankara à Lomé en marge d’un sommet de la CEDEAO

25/11/84. Lancement de l’opération « vaccination commando » sur l’ensemble du pays. Elle va durer 15 jours. Environ 2,56 millions d’enfants seront vaccinés contre la rougeole, la méningite et la fièvre jaune. L’OMS citera cette opération en exemple.

27/11/84. Pour protester contre l’insuffisance de la part de la France au projet de barrage de la Kompienga, le ministre des Finances convoque les banques pour leur signifier le blocage des transferts de fonds des entreprises vers la France.

Décembre 1984. Le Burkina Faso prend position pour l’indépendance pour la Nouvelle Calédonie.

03/12/84. Conférence nationale sur le budget à la maison du peuple. Elle se tient de 20h30 à 8 heures du matin. Elle adopte des retenues sur les salaires pour combler le déficit budgétaire. La CSV refuse d’y participer. Les autres syndicats n’y prennent pas la parole.

10/12/84. Sommet France-Afrique à Bujumbura boycotté par le Burkina.

13/12/84
. Lancement de la Semaine nationale des Arts et de la Culture à Gaoua.

31/12/84. Sankara annonce à la radio la gratuité des logements pour l’année 1985 et le lancement d’un programme de construction de logements.

00/01/85. Lancement d’un vaste programme de reboisement.

08/01/85. Soumane Touré accuse le CNR de puiser dans les caisses de la Sécurité sociale au cours d’une séance de TPR où il est convoqué comme témoin. Il est incarcéré quelques jours plus tard pour près de 2 ans.

15/01/85. Visite de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire. Rencontre avec Chantal Terrasson qui deviendra sa femme.

28/01/85. La CSB et 10 autres syndicats de base signent une déclaration commune avançant des revendications. Ils se plaignent aussi de la remise en cause des libertés syndicales. Les signataires seront suspendus de la fonction publique, certains seront arrêtés comme Hubert Yaméogo, secrétaire du SYNTSHA le 3 février 1985 et Sami Ouattara, secrétaire général du SYNAGRI le 13 février 1985.

01/02/85. Lancement de la Bataille du Rail. La population est appelée à venir participer à la construction de la prolongation de la ligne de chemin de fer Abidjan Ouagadougou vers le nord du pays.

11/02/85. Une bombe endommage la suite hôtelière que devait occuper à Yamoussoukro Sankara durant le sommet du Conseil de l’Entente

12-13/02/85. Nouvelle rencontre entre Houphouët-Boigny et Thomas Sankara à Yamoussoukro à l’occasion du sommet des pays du Conseil de l’Entente. Sankara est acclamé par la population.

15/02/85. Pik Botha ministre des Affaires étrangères d’Afrique du Sud est reçu à Paris par Roland Dumas. Houphouët-Boigny approuve cette tentative de dialogue mais Sankara envoie un télégramme de protestation à François Mitterrand.

26/02/85. Libération de Arba Diallo et de Adama Touré, dirigeants de la LIPAD. Mais Ibrahim Koné est arrêté peu après.

01-08/03/85. Conférence nationale pour la promotion de la femme avec 3 000 déléguées.

00/03/85. Mikhaïl Gorbatchev prend la tête du parti communiste d’Union soviétique. Il amorce le processus de rupture qui conduira à la chute du mur et à l’écroulement du système des pays dits socialistes.

17-23/03/85. Manœuvres militaires communes avec le Ghana.

25/03/85. Ouverture du procès pour juger les responsables de détournements de la CEAO. Seul Mohamed Diawara est présent dans le box des accusés, mais il est rejoint le 28 mars par Moussa Ngom et Moussa Diakité. Ils seront condamnés à la confiscation de leurs biens jusqu’à concurrence de leur condamnation pécuniaire et à plusieurs années d’emprisonnement.

02/04/85. Lancement des trois luttes : lutte contre la coupe abusive du bois, contre les feux de brousse et contre la divagation des animaux.

09/04/85. Assassinat à Abidjan de l’homme d’affaire Valentin Kinda, dont l’adjoint Macaire Ouedraogo, fut candidat à la présidence de l’ex-Haute-Volta en 1978.

12/04/85. La télévision burkinabè met en garde le gouvernement de Côte d’Ivoire contre les crimes dont sont victimes les Burkinabè. La presse ivoirienne déclare que l’attentat est l’œuvre de tueurs à gage.

13/04/85. Le ministre des Relations extérieures du Burkina demande à la Côte d’Ivoire qu’elle fasse la lumière sur l’attentat à la place d’accusations gratuites. Le gouvernement ivoirien déclare n’avoir de leçons à recevoir de personne. Le Burkina rappelle son ambassadeur à Abidjan.

27/04/85. Sommet des chefs d’Etat du Bénin, du Ghana, du Burkina et de la Libye représentée par le commandant Abdessalam Jalloud. Aucun accord n’en sort.

01/05/85. Les CDR interrompent le meeting des syndicats à la bourse du travail.

20/05/85. Explosion d’un entrepôt de poudre à Bobo Dioulasso.

22/05/85. L’UCB et le GCB, deux organisations nouvellement créées entrent au CNR.

22/05/85. Lancement du Mouvement National des Pionniers.

31/05/85. Explosion d’un entrepôt de munitions à Ouagadougou qui fait 3 morts et 4 blessés

08/06/85. Lancement des travaux du barrage de la Kompienga.

29/06/85. Mariage de Blaise Comparé avec Chantal Terrasson de Fougère.

08/07/85. Mise en place du Conseil révolutionnaire économique et social dont la présidence est confiée à Kader Cissé membre de l’ULCR.

04/08/85. Libération de Gérard Kango Ouedraogo, Jean-Baptiste Ouedraogo et Marc Garango qui sont placés cependant en résidence surveillée. Remise de peine d’un an pour Saye Zerbo. Fin des poursuites judiciaires contre des syndicalistes du SNEAHV et du SYNTSHA (Syndicat des Travailleurs de la Santé Animale et Humaine).

12/08/85. Dissolution du 2ème gouvernement révolutionnaire. Les ministres sont affectés comme chefs de projets dans les champs collectifs.

29/08/85. Manifestation devant les ambassades des Etats-Unis, de RFA et de Corée du Sud pour dénoncer leur soutien à l’Afrique du Sud.

00/09/85. Voyage de Sankara en Corée du Nord avec des escales et entretiens en Roumanie et en URSS

10/09/85. Sommet du Conseil de l’Entente à Yamoussoukro consacré aux problèmes de Sécurité.

11/09/85. Meeting à Ouagadougou durant lequel Sankara, de retour du Sommet de Yamoussoukro, se plaint des complots contre le Burkina, et appelle en termes à peine voilés les autres peuples à faire la révolution chez eux.

19/09/85. Création de l’UFB (Union des Femmes du Burkina).

Octobre 85. Création d’un comité central et d’un bureau politique du CNR.

16/10/85. Création des TPPR (Tribunaux Provinciaux de recours), des TPD (Tribunaux populaires départementaux) dans les départements et des TPC (Tribunaux populaires de conciliation) dans les villages et quartiers.

00/12/85. Visite de Kadhafi au Burkina.

10/12/85. Lancement d’un recensement de la population. Le dernier datait de 1975.

25/12/85. Début de la guerre de Noël entre le Mali et le Burkina pour un litige frontalier.

25/12/85
. Réunion à Yamoussoukro des ministres des Affaires étrangères de l’ANAD à l’initiative d’Houphouët-Boigny.

30/12/85. Les deux pays acceptent le cessez-le-feu.

31/12/85. Clôture du programme populaire de développement (PPD).

Janvier 86. Les salaires sont taxés de 5 à 12 % au profit de l’Effort populaire d’investissements (EPI).

03/01/86. Meeting de solidarité avec le peuple malien à Ouagadougou.

06/01/86. Meeting de solidarité avec le peuple malien à Bobo Dioulasso.

17/01/86. Accord de paix et de réconciliation signé entre le Burkina et le Mali.

03/02/86. Libération de tous les prisonniers de guerre maliens.

04/02/86. Signature des nouveaux accords de coopération.

05-07/02/1986. Sankara participe à Paris à la conférence « SYLVA » sur l’arbre et la forêt et prononce son discours intitulé : « Sauver l’arbre, l’environnement et la vie tout court ».

10/02/86. Lancement de l’opération « Alphabétisation Commando » qui va durer jusqu’au 18 avril. Il s’agit d’alphabétiser en langues nationales près de 35000 adultes parmi les plus actifs occupant des responsabilités dans les groupements villageois

16/02/86. Mise en place des Tribunaux populaires de conciliation.

17/02/86. Visite de Sankara à Paris où il rencontre François Mitterrand pour la première fois depuis son accession au pouvoir à l’occasion du Sommet de la francophonie quelques jours après la signature des nouveaux accords de coopération.

16/03/86. Le RPR et l’UDF remportent la majorité aux élections législatives en France.

20/03/86. François Mitterrand nomme Jacques Chirac Premier ministre.

26-27/03/1986. Sommet de la CEAO présidé par Thomas Sankara à Ouagadougou, le Burkina ayant obtenu la présidence de cette Communauté en 1985.

00/03/86. Visite d’Houphouët-Boigny à Ouagadougou.

31/03/86. Ouverture de la 1ère Conférence nationale des CDR qui va durer jusqu’au 4 avril.

15/04/86. Ronald Regan donne l’ordre de bombarder la Libye.

19/04/86. Un ministre burkinabè rencontre Jacques Chirac et Foccart.

26/04/86. Lancement des travaux d’aménagement de la vallée du Sourou.

Mai 1986. Yasser Arafat est reçu à Ouagadougou avec les honneurs dus à un Chef d’Etat.

11-12/05/87. Visite à Ouagadougou de Michel Aurillac, nouveau ministre français de la Coopération.

17/05/86. L’UCB, l’ULCR, le GCB, et l’OMR (Organisation des Militaires Révolutionnaires) signent une déclaration commune s’engageant à œuvrer au sein du CNR pour l’édification d’une organisation unique d’avant-garde.

19/05/86. Bombardements sud-africains contre la Zambie, le Zimbabwe et le Botswana

23/05/86. Tentatives d’évasion de quatre conjurés du complot de l’année précédente qui sont exécutés.

Juin 86. Naissance du journal satirique L’Intrus.

Juin 86. Sankara rentre précipitamment du sommet de la CEDEAO de Lagos à la suite de rumeurs de coup d’Etat.

Août 86
. Demande de rappel de l’ambassadeur Jacques Leblanc mais la requête n’aboutit pas.

04/08/86. Lancement du premier plan quinquennal de développement devant couvrir la période 1986-1990.

18/08/86. Dissolution du 3ème gouvernement révolutionnaire.

27/08/86. Début d’une visite officielle de Daniel Ortega, président du Nicaragua, au Burkina Faso.

29/08/86. Mise en place du 4ème gouvernement après la désormais traditionnelle dissolution intervenue en août. Valère Somé y fait son entrée comme ministre de l’enseignement supérieur.

30/08/1986. Départ de Thomas Sankara pour une visite officielle à Harare au Zimbabwe.

01/09/86. Le secrétariat général des CDR dissout le Bureau National des Comités d’Université et le Comité d’Université de Ouagadougou contrôlé par l’ULCR ce qui va entraîner une crise. Un compromis ne sera trouvé qu’au retour de Sankara.

03/09/86. Discours de Sankara au 8ème Sommet du Mouvement des pays non-alignés à Harare (Zimbabwe)

00/09/86. Visite de Sankara en Ouganda.

19-20/09/1986. 1ère conférence des commissions du peuple chargées des secteurs ministériels qui rassemblent cadres des ministères et représentants des CDR de ces mêmes ministères. La conférence adopte une série de mesures pour améliorer le fonctionnement des administrations.

24/09/86. Tentative de coup d’Etat au Togo dans lequel sont impliqués le Ghana et le Burkina.

00/10/86. Jean Christophe Mitterrand remplace Guy Penne à la cellule africaine de l’Elysée. Ce dernier a été élu sénateur des français de l’étranger..

06-10/86. Sankara conduit une délégation du Burkina de près de 50 personnes en voyage officiel en Union soviétique pendant une semaine. Peu après, le Burkina votera avec l’URSS à une assemblée de l’ONU à propos de l’Afghanistan

17/10/86. Discours de Sankara aux enseignants, dénommé L’appel de Gaoua.

24/10/86. Adoption d’un nouveau statut des agents du public (fonctionnaires et agents des établissements publics).

26/10/86. Libération de Soumane Touré, secrétaire général de la CSV, membre de la direction du PAI.

08/11/86. Nouvelle rencontre avec Fidel Castro à Cuba. Sankara se rend au Nicaragua et prend la parole à Managua pour le 25ème anniversaire de la fondation du Front sandiniste de libération nationale et le 10ème anniversaire de la mort au combat de son principal fondateur Carlos Fonseca. Sankara parle au nom des 180 délégations étrangères présentes.

09/11/86. Sankara est décoré de l’Ordre de Carlos Fonseca. Au retour, nouvel arrêt à Cuba pour des entretiens avec Fidel Castro.

17-18/11/1986. Visite de Mitterrand au Burkina Faso. C’est là que se tient la fameuse joute verbale entre les deux présidents. Les dernières personnalités politiques des anciens régimes encore en détention sont libérées peu avant.

02/12/86. Le Burkina soutient la résolution 41/41 A de l’ONU qui inscrit la Nouvelle-Calédonie sur la liste des territoires non autonomes et reconnaît ainsi son droit à l’indépendance.

16/12/86. Les députés de droite à l’Assemblée nationale demandent que cesse l’aide française au Burkina Faso en représailles de son vote à l’ONU.

16-17/12/86. Séjour de Jacques Foccart au Burkina Faso.

22/12/86. La Cour internationale de Justice, saisie après la guerre de Noël, rend son verdict qui est accepté par les deux parties et met fin définitivement au conflit.

09/01/87. Sous prétexte de la découverte d’un complot en provenance du Togo, Sankara annule un sommet de réconciliation entre le Ghana, le Burkina et le Togo qui devait se tenir 2 jours après.

01/02-03/02/87. Le 3 février scission au sein de l’ULCR autour de Kader Cissé et Moïse Traoré. Soupçonnés de corruption, ils avaient été limogés de leurs responsabilités, mais avaient rallié le camp de Blaise Compaoré. Selon Valère Somé ils devaient être exclus de l’ULCR le 1 février 1987.

07/02/87. Création de la Commission du Peuple chargée de la Corruption.

11/03/87. Sankara annonce la création de l’Union Nationale des Paysans du Burkina.

Mars 87. Le Burkina rétablit le visa pour les Français qui souhaitent se rendre au Burkina.

08/03/87. A l’occasion de la journée de la femme, Sankara prononce un important discours sur le thème de la libération de la femme.

05-27/03/86. Sommet des chefs d’Etat des pays membres d’Air Afrique à Niamey.

23-28/03/87. Séminaire national du mouvement coopératif.

30/03-03/04/87. Deuxième conférence nationale des CDR. Sankara annonce l’interdiction d’importer des fruits et légumes. Les CDR prêtent serment de se mobiliser pour « l’édification d’une économie nationale indépendante en produisant et consommant burkinabè ».

11/04/87. Sankara annonce la création de l’Union nationale des Paysans du Burkina (UNPB).

17/04/87. Les syndicats dans l’unité signent une déclaration commune avant des revendications et critiquent certains éléments de la politique du CNR en matière de logement et d’éducation

21/04/87. La CSB envoie une plainte au BIT (Bureau international du travail) pour violation du droit syndical.

27/04/87. Les organisations syndicales signent une déclaration commune « synthèse des préoccupations des travailleurs ».

28/04-02/05/1987. Symposium national des paysans à Ouagadougou.

01/05/87. Les organisations syndicales annulent le meeting constatant la présence sur place de nombreux militaires. Le CNR organise sa propre commémoration. La CSB critique le CNR.

04/05/87. Le ministre de l’Administration territoriale, Ernest Nongma Ouedraogo, somme les syndicats de réunir leur congrès.

11-17 mai 1987. Des incidents éclatent à l’université entre les militants de l’ULCR et de l’UCB à l’occasion des journées anti-impérialistes.

27/05/87. Sankara met en demeure les partis de se dissoudre à la date du 13 juin.

30/05/87. Nouvelle arrestation de Touré Soumane. Des communiqués CDR iront même jusqu’à demander qu’il soit fusillé. De nombreuses autres arrestations suivront parfois accompagnées de torture. Elles permettront ainsi aux militants CDR, téléguidés par Pierre Ouedraogo, et à ceux de l’UCB, souvent les mêmes, de pouvoir prendre la direction de certains syndicats ce que la rectification ne remettra pas en cause. Une réunion du bureau politique du CNR se tient juste après l’arrestation de Touré Soumane, Blaise Compaoré y renchérit en préconisant celles de Philippe Ouedraogo et d’Adama Touré tous deux dirigeants du PAI. De nombreuses autres arrestations vont toucher les milieux syndicaux proches du PAI et du PCRV.

01/06/87. Arrestation d’Adama Touré.

Juin 87. Campagne de recouvrement des arriérés d’impôts.

Juin 87. Blaise Compaoré et Pierre Ouedraogo séjournent ensemble deux semaines en Chine.

03/06/87. L’ULCR signe un communiqué protestant contre ces arrestations. Dans une réunion du comité central du CNR qui s’ensuivit, de nombreux présents, membres de l’OMR, du GCB et de l’UCB qui soutiendront par la suite la rectification, demandent l’exécution de Touré Soumane. L’intervention de Sankara est alors déterminante pour lui sauver la vie.

10/06/87. Licenciements de 19 magistrats membres du SAMAB (Syndicat Autonome des Magistrats du Burkina).

12/06/87. Le PAI, dans une longue déclaration, rompt les discussions engagées avec le CNR pour protester contre cette nouvelle vague d’arrestations.

27/06/87. Réunion des organisations membres du CNR, OMR, ULCR, GCB, UCB. Sankara propose la dissolution des organisations, la mise en place d’un comité provisoire pour la construction d’un parti et donne une semaine aux autres organisations pour se prononcer.

04/07/87. Au cours d’une très longue réunion interne à l’UCB qui dure toute la nuit, Thomas Sankara propose la dissolution des organisations dans le CNR en vue de la création du parti mais nombreux sont les présents qui veulent exclure l’ULCR pour créer une structure qui devrait remplacer le CNR. Il propose pour répondre aux mécontentements d’accélérer encore les réformes. On lui reproche d’autre part de ne pas suffisamment consulter les instances de l’UCB. Thomas Sankara menace alors de démissionner devant l’avalanche des critiques. La réunion se termine sur un accord pour que les discussions continuent y compris avec l’ULCR mais hors du CNR. Mais Thomas Sankara ne participera plus aux réunions de l’UCB.

06/07/87. Nouvelle réunion des organisations membres du CNR. Un plan d’unification des organisations est adopté.

13-15/07/87. Une cinquantaine de membres de l’ANC et d’Afrikaners, opposés à l’apartheid séjournent au Burkina

23/07/87. Nouvelle réunion des organisations membres du CNR. Décision est prise de reprendre les discussions sur la plate-forme politique et de mettre en place un comité d’organisation provisoire pour le parti.

29/07/87. Sankara assiste à Addis-Abeba aux travaux de la vingt-cinquième conférence au sommet des pays membres de l’OUA. Il y prononce un discours important contre la dette, intégralement filmé et largement diffusé sur Internet. Il intervient aussi sur le conflit Tchad Libye. Il passe par la Libye où il a de longs entretiens avec Kadhafi avant de rentrer au Burkina.

Août 1987. L’ambassadeur de France Jacques Leblanc est remplacé par Alain Deschamps.

04/08/87. Le discours de Thomas Sankara est le début d’une offensive politique. Il annonce une pause.

08/87. Conférence nationale des étudiants. L’ULCR refuse d’y participer et subit des attaques du bureau national des étudiants dominés par l’UCB. Des orateurs s’en prennent en termes à peine voilés à la politique d’ouverture qu’a prônée le président le 4 août 1987.

18/08/87. Valère Somé se plaint par courrier des attaques contre l’ULCR et déclare vouloir boycotter la prochaine réunion sur l’unification des organisations. Sankara réussit à le convaincre de venir à une table ronde. Une explication a lieu et le processus est finalement relancé.

21/08/87. Lettre de Thomas Sankara invitant les différents ministères à reprendre les enseignants licenciés et certains fonctionnaires dégagés. Il propose la libération de Touré Soumane mais n’est pas suivi.

22/08/87. Thomas Sankara crée autour de lui un cabinet spécial afin d’être mieux secondé et de rationaliser ses méthodes. Il souhaite ainsi répondre aux accusations d’improvisation et de prises de décisions non suffisamment réfléchies. Il souhaite prendre du recul par rapport aux tâches gouvernementales pour se consacrer à des réflexions plus politiques. On y trouve tous ceux qui seront tués avec lui le 15 octobre, Paulin Bamouni, l’adjudant Christophe Saba, Bonaventure Compaoré, Frédéric Kiemdé, Patrice Zagré et Alouna Traoré qui sera le seul rescapé.

26/08/87. Dernière réunion du conseil des ministres avant sa dissolution. Une déclaration de Thomas Sankara laisse entendre que des dissensions existent entre lui et Compaoré.

02/09/87. Blaise Compaoré est en visite en Libye où il a une séance de travail avec Jerry Rawlings et Yoweri Museveni

03/09/87. Réunion particulièrement tendue de l’OMR. Il y est question des tracts orduriers qui circulent en ville et s’en prennent à Thomas Sankara et à sa famille. Thomas Sankara déclare que leurs auteurs sont présents. Blaise Compaoré s’emporte alors et se plaint que la réunion ait été convoquée pour l’accuser.

08/09/87. Le 8 septembre se tient une réunion de l’OMR où est décidé le retrait de tous les militaires de l’UCB.

09/09/87. Formation du nouveau gouvernement qui compte de nombreux membres de l’UCB. Thomas Sankara conformément à sa décision de se détacher des tâches gouvernementales a demandé à Blaise Compaoré d’en assurer la composition. Valère Somé et Basile Guissou n’en font pas partie.

10/09/87. Réunion de l’OMR qui adopte les nouveaux statuts.

12/09/87. Début d’un voyage officiel de Sankara en Ethiopie

16/09/87. Le conseil des ministres présidé par Blaise Compaoré ajourne le projet de réorganisation du ministère de l’Administration territoriale et de la Sécurité comprenant notamment la création de la FIMATS.

17/09/87. Réunion de l’OMR sur le préambule des nouveaux statuts et sur la journée du 2 octobre.

21/09/87. Le bureau politique du CNR décide de se doter d’un programme politique qui doit servir de base de travail à l’unification des organisations membres du CNR. Blaise Compaoré y exprime son opposition à la création de la FIMATS.

22/09/87. Thomas Sankara confie la rédaction de ce programme à Valère Somé.

01/10/87. Réunion des quatre « chefs historiques ». Thomas Sankara leur propose de repartir ensemble mais il n’est pas suivi.

02/10/87. Cérémonies du 4ème anniversaire du DOP à Tenkodogo dans une atmosphère lourde. On craint un attentat. Le représentant des étudiants critique l’ouverture politique prônée par Thomas Sankara.

06/10/87. Le pouvoir révolutionnaire provincial du Houët déclare à Bobo Dioulasso avoir apprécié le discours du représentant des étudiants le 2 octobre. Le même jour réunion de l’OMR qui discute de la composition de son secrétariat.

07/10/87. Réunion du conseil des ministres présidé par Blaise Compaoré en l’absence de Thomas Sankara,

08/10/87. Discours de Sankara à l’occasion du 20e anniversaire de l’assassinat de Che Guevara en Bolivie.

08/10/87. Sankara propose une réunion aux 3 autres « chefs historiques ». Lingani décline l’invitation. Thomas Sankara se plaint de la situation créée après le meeting de Tenkodogo. Devant le silence des deux autres, Thomas Sankara se lève et claque la porte. Il téléphonera le soir à son ami pour s’en excuser. Le mémorandum sur les événements du 15 octobre affirme que le président aurait mis des troupes en alerte en donnant l’ordre à Ousseïni Compaoré d’arrêter Blaise Compaoré et Henri Zongo ce qu’il aurait refusé.

08-10 octobre 1987. Conférence panafricaine anti-apartheid Bambata à Ouagadougou, où sont représentés 29 pays et 40 organisations. Discours de clôture de Sankara.

11/10/87. Henri Zongo, Jean-Baptiste Lingani et Blaise Compaoré se concertent.

12/10/87. Le secrétariat général des CDR publie un communiqué où il déclare accepter l’autocritique du représentant des étudiants, auteur du discours du 2 octobre.

13/10/87. Réunion de l’OMR qui entérine la décision de retrait de tous les militaires de l’UCB.

14/10/87. Conseil des ministres présidé pour la première fois depuis le remaniement par Sankara en l’absence de Blaise Compaoré. Le conseil entérine la création de la FIMATS. Réunion tendue des militaires chargés de la sécurité.

15/10/87. Assassinat de Thomas Sankara avec 7 autres collaborateurs.

09/11/89. Chute du mur de Berlin

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La révolution burkinabé, les grandes orientations https://www.thomassankara.net/la-revolution-burkinabe-les-grandes-orientations/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-revolution-burkinabe-les-grandes-orientations https://www.thomassankara.net/la-revolution-burkinabe-les-grandes-orientations/#comments Sun, 11 Nov 2007 18:00:00 +0000 http://thomassankara.net/wp2016/la-revolution-burkinabe-les-grandes-orientations/ La révolution burkinabé : les grandes orientations par APASH / CADTM Brazza Ce document a été réalisé par l’APASH (Association Pour une Alternative au Service de l’Humanité A.P.A.S.H)  sous forme dépliant dans le cadre d’une campagne intitulée “Sankara , un avenir pour L’Afrique”. Il constitue une excellente présentation synthétique de ce qu’a été la révolution burkinabè. […]

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La révolution burkinabé : les grandes orientations

par APASH / CADTM Brazza

Ce document a été réalisé par l’APASH (Association Pour une Alternative au Service de l’Humanité A.P.A.S.H)  sous forme dépliant dans le cadre d’une campagne intitulée “Sankara , un avenir pour L’Afrique”. Il constitue une excellente présentation synthétique de ce qu’a été la révolution burkinabè.

QUEL BURKINA en 1983 avant la révolution ?

La Haute Volta, pays de près de 8 millions d’habitants, très pauvre en ressources naturelles, était le fournisseur de main d’œuvre bon marché de toute la sous-région. Son économie dépendait de la vente à l’extérieur de ses produits agricoles et, financièrement, il vivait des aides internationales. Il était donc voué à appliquer les politiques dictées de l’extérieur. Mais…

QUI ETAIT THOMAS SANKARA ?

Né en 1949, le capitaine Thomas Sankara est arrivé au pouvoir le 4 août 1983. Ce jeune militaire n’a cessé de susciter l’admiration des peuples par sa simplicité. Il se sentait dans la société plus un homme qu’un chef d’Etat. Beaucoup d’Etats lui rendent hommage : le lycée Thomas Sankara à Brazzaville en est un exemple. Les idées de ce jeune Africain sont des chemins tracés pour l’avenir de l’Afrique mais aussi de toute l’Humanité. Il défendait la cause de tous les délaissés du monde : “Je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part (…) Mon pays est un concentré de tous les malheurs des peuples”. Thomas parle comme Lumumba, Cabral, Nkrumah, d’indépendance, de liberté des peuples, de solidarité, d’unité de l’Afrique, d’intégrité : “Le bonheur, le développement se mesurent ailleurs sous forme de ratios, de quintaux d’acier par habitant, (…) nous, nous avons d’autres valeurs.”

LA LIBERATION DE L’AFRIQUE

“On ne décide pas de devenir chef de l’Etat ; on décide d’en finir avec telle ou telle forme de brimade, d’exploitation, de domination. C’est tout.”.”Vivre africains, pour vivre libres et dignes”

Après la traite négrière et la colonisation, l’Afrique demeure toujours sous la domination de l’Occident. Cette domination apparemment non violente mais très destructrice est consciemment organisée par les pays riches pour continuer leur domination, sous une autre forme : les pays pauvres restent ainsi les fournisseurs à très bas prix des matières premières vitales à l’industrie occidentale. Sankara voulait libérer son peuple de cette logique là : mais l’avenir qu’il prônait ne peut être possible que si l’Afrique se libère totalement du joug occidental en s’unissant, en assurant son éducation de masse, en protégeant la santé de ses populations et la pureté de son environnement naturel et en se réappropriant ses richesses.

Après les indépendances, les pays du Nord se sont entendus afin de reconquérir le continent noir pour en exploiter les habitants, les ressources naturelles et financières. Cette politique a coutume d’être appelée “aide au développement” et s’est accompagnée d’offres de prêts qui ont poussé à la dette. Sankara l’évoque en ces termes : “Nous encourageons l’aide qui nous aide à nous passer de l’aide. Mais en général la politique d’assistance et d’aide n’aboutit qu’à nous désorganiser, à nous asservir et à nous déresponsabiliser.” ” La dette est une reconquête savamment organisée de l’Afrique, (…) pour que chacun de nous devienne l’esclave financier.“”C’est tout un système qui sait exactement ce qu’il faut vous proposer. (…) Ce sont des placements heureux pour les investisseurs.”

Les P.A.S., aujourd’hui Initiative PPTE, imposés par la Banque Mondiale et le FMI (et qui ont, entre autres, causé le chômage, désorganisé le système éducatif et sanitaire depuis 80), sont la conséquence de cette dette : grâce à la dette, le FMI dirige les économies des pays pauvres. Pour mettre fin à cette politique “dirigée” et reconquérir l’indépendance, il propose :”Il faut proclamer qu’il ne peut y avoir de salut pour nos peuples que si nous tournons radicalement le dos à tous les modèles qu’[on a] essayé de nous vendre 20 années durant. Il ne saurait y avoir pour nous de (…) développement en dehors de cette rupture.

Vu le danger à s’engager seul dans un combat contre la dette, il supplie les chefs d’Etat africains le 29.07.87 à l’OUA de constituer un front uni :” Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer, (…) parce que nous ne sommes pas responsables de la dette.(…) que notre conférence [le dise] clairement. Ceci pour éviter que nous allions individuellement nous faire assassiner (…). Si le Burkina Faso, tout seul, refuse de payer la dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence. ” Au sortir de cette conférence, il est resté seul…le 15 octobre 87, 2 mois ½ après, il est abattu : Th. Sankara est mort pour la libération des peuples africains. Il a présidé 4 ans.”Nous avons clairement conscience que nous dérangeons. La question est de savoir qui nous dérangeons : la minorité ou la majorité ?

RELATIONS INTERNATIONALES et FMI

Nous avons refusé les prêts de la BM pour alimenter des projets que nous n’avons pas choisis… Nous avons dit au FMI : ce que vous nous demandez, nous l’avons déjà fait. Nous avons réduit les salaires, assaini l’économie, vous n’avez rien à nous enseigner. Or, à chaque fois que nous parlions au FMI, il nous fallait fournir toujours de nouveaux gages. Il nous est apparu que ce qu’il cherche va bien au-delà d’un contrôle de gestion et que ce dont il s’agit n’est autre chose qu’un contrôle politique.

Nous refusons les blocs. C’est notre ligne de fond. On ne peut pas se retrouver avec tel ou tel camp.

Il n’y a pas de meilleure stratégie que le renforcement de la coopération Sud-Sud en matière d’assistance technique.

DIGNITE ET INTEGRITE

Il change le nom du pays : la Haute-Volta devient Burkina Faso (“Pays des hommes intègres”). “On ne peut rien faire tant qu’on n’impose pas aux mentalités des schémas de rigueur”. “Il nous faut travailler à décoloniser les mentalités, et réaliser le bonheur à la limite des sacrifices auxquels nous devons consentir“.”Je souhaite que la conviction gagne tous les autres pour que ce qui semble être aujourd’hui des sacrifices devienne pour eux des actes normaux.

Sankara veut que les Burkinabè vivent “au niveau du pays réel”. Il roule en Renault 5 et impose une sévère diminution des dépenses des dirigeants. La Lybie ayant pris en charge ses frais de mission, il les rendit à la caisse de l’Etat. “Lorsque nous recevons un Ambassadeur, nous l’amenons en brousse, il emprunte des routes chaotiques, il souffre de la poussière.” L’empereur des Mossi sera privé d’électricité car ni son père ni lui n’ont payé depuis des années la facture. Sankara crée une émission radio : le mardi soir, les auditeurs peuvent, en direct, interpeller les dirigeants.

Celui qui se bat contre les détournements de fonds est taxé de marxiste-léniniste.””La meilleure garantie contre la corruption, c’est le contrôle du peuple.” Voilà enfin un pays où vous avez honte de proposer un “cadeau” à un douanier !” s’exclame un visiteur européen. Il lutte contre la corruption par des procès retransmis à la radio. Mais aucune peine de mort n’est demandée, juste des mises en résidence surveillée et le remboursement des sommes volées.

Le budget de l’Etat passe de 58 milliards de cfa en 83, dont 12 milliards partent à la dette, à 93 milliards en 87. En 83, le budget faisait apparaître un déficit de 695 millions de cfa ; en 84, de 1 million de cfa mais en 85, un excédent de 1 milliard 985.000 cfa.

SOLIDARITE NATIONALE

Le militaire doit vivre et souffrir au sein du peuple auquel il appartient, finie l’armée budgétivore. Désormais, elle sera aux champs (..), elle construira des écoles et des dispensaires dont elle assurera le fonctionnement, entretiendra les routes et transportera le courrier, les malades et les produits agricoles (…).L’armée nationale populaire ne fera de place à aucun militaire qui méprise son peuple, le bafoue et le brutalise“.”Un militaire sans formation politique et idéologique est un criminel en puissance“.

Dans les assemblées des Comités de Défense de la Révolution, jeunes, femmes et vieillards enfin se sentent concernés par leur destin et savent qu’ils peuvent l’orienter.”Nous avons créé une caisse de solidarité révolutionnaire à laquelle des milliers de Burkinabè contribuent.“”Où trouver l’argent [pour une route] ? Ca n’intéresse pas les bailleurs de fonds et si c’était le cas ils nous imposeraient des conditions qu’un pays aussi pauvre que le nôtre ne pourrait pas supporter. Alors, imaginons une solution : chaque Burkinabè verserait 800fcfa et en un an, le peuple burkinabè lui-même financerait la construction de cette route.”

INDEPENDANCE ET SOUVERAINETE

1. “Fabriquons et consommons burkinabè” Sankara porte le Faso Dan Fani, en coton local tissé au Burkina, pour utiliser les produits textiles. Le chiffre d’affaires de la branche “cuir et peaux” a doublé en une année grâce au lancement d’opérations “sacs d’écoliers”, ou encore “étuis à pistolets”. En 84, 400 tonnes de haricots verts ne peuvent être exportés, le gouvernement a mené campagne pour convaincre les Ouagalais de consommer…des haricots verts. C’est peut-être cela la véritable révolution dont rêve Sankara : vivre la réalité du pays, imaginer des solutions à la portée des Burkinabès, se remettre en cause tous les jours. “Je sais que je ne détiens pas la solution parfaite mais s’il n’y avait que 60% de juste dans ce que je décide, je le ferais. Et là, selon moi, nous sommes au-dessus de ce pourcentage.

Naissent une profondeur et une maturité insoupçonnables chez les jeunes : ils n’attendent plus l’assistance étrangère.

2. Souveraineté alimentaire et agricultureIl est normal que celui qui vous donne à manger vous dicte ses volontés.” “Quand vous mangez les grains de mil, de maïs et de riz importés, c’est ça l’impérialisme, n’allez pas plus loin“. En 4 ans, le Burkina est devenu alimentairement indépendant. Les commerçants de céréales doivent respecter les prix fixés par le gouvernement. Les magasins d’Etat approvisionnent toutes les régions. L’aide aux coopératives amène le groupement des parcelles et permet l’usage des machines. Dans les coopératives, les jeunes, libérés de l’autorité des anciens, sont plus aptes au changement et aux initiatives modernes. Un tel bouleversement dans les habitudes s’est heurté à de fortes résistances : une telle réforme nécessite un effort, une volonté politique et des campagnes de sensibilisation.

ECONOMIE

Notre développement passe d’abord par la maîtrise de l’eau, puis la création d’une industrie agro-alimentaire capable d’absorber et de conserver les produits agricoles. A quelle vitesse ? A la nôtre. Nous préférons de petites unités à mi-chemin entre l’industrie et l’artisanat. Nous préférons les “teufs-teufs” aux machines électroniques“. ” Nous ne sommes pas opposés à l’entreprise privée qui ne porte pas atteinte à notre honneur, notre dignité, notre souveraineté.

ENSEIGNEMENT ET CULTURE

1. Aucun développement n’est possible sans des acteurs instruits. Mais le Burkina est pauvre :”100% du budget ne pourrait même pas suffire à scolariser tous les enfants“. Pourtant, avec l’aide des populations, de 83 à 85, le taux de scolarisation est passé de 16,5% à 20,9% et, en 86, à 24% selon l’Unicef (avant, il augmentait de moins de 1%/an). En 85, il augmente de 16% le nombre d’enseignants. Pendant la saison sèche, il alphabétise les paysans désoeuvrés. On alphabétise en 10 langues du pays et on forme la population sur l’hygiène, la santé de base, la gestion pour les paysans et les commerçants.

2.Il n’y a pas de société humaine sans culture et de culture sans correspondance avec une société.” Les semaines nationales de la culture, instaurées en 83, se déroulent à tour de rôle dans les villes du pays, ce qui permet la construction de salles de spectacles et de structures touristiques. On assiste à une forte augmentation du nombre de troupes. Sankara ajoute aux arts habituels batik, peinture, sculpture, bronze, tissage, stylisme, lutte traditionnelle, cyclisme amateur, cuisine, coiffure, masques, magie. La télévision offre une large place aux programmes culturels. Toute exportation d’objet culturel reconnu comme spécimen authentique doit être autorisée par la Direction du Patrimoine.

ENVIRONNEMENT (Déforestation et eau)

On se mobilise aujourd’hui contre le réchauffement climatique et la déforestation ; Sankara s’en inquiétait depuis 86 :”La perturbation impunie de la biosphère se poursuit. (…) Ces engins qui dégagent des gaz propagent des carnages“.

1. 94% de l’énergie venait du bois : “Si l’on mettait bout à bout des charrettes traditionnelles de transport du bois, il ferait 4,5 fois la distance du nord au sud de l’Afrique“. Chaque famille doit planter 100 arbres chaque année pendant 5 ans : en 15 mois, 10 millions d’arbres ont été plantés pour faire reculer le Sahel. Si chaque pays africain agissait ainsi, le combat contre la déforestation serait gagné sans recours à l’Occident !”Il est interdit d’écrire sur un seul côté d’une feuille“. En 88, un ambassadeur allemand déclarait avoir planté 50 arbres en 3 ans de mission. Pour se marier, on se présente à la mairie avec de jeunes arbres à planter. Promotion du gaz et des foyers améliorés. Il lance “les 3 luttes” : contre la coupe abusive du bois, la divagation des animaux et les feux de brousse. Ces campagnes devaient s’étaler sur nombre d’années…

2. Construction de barrages, de retenues d’eau, aménagement de sites anti-érosifs avec les populations. Une retenue d’eau coûtait 30 millions cfa ; avec la participation des gens et des ONG, ce coût tombe à 12,5 millions. 18 barrages construits en 85, contre 2 en moyenne avant Sankara. Le bilan officiel fait état d’une réalisation du Programme Populaire de Développement de 80% en 86, ce qui est un succès compte tenu de l’ampleur des objectifs.

SANTE

Un village, un poste de santé primaire. Mais si on veut assurer des soins entièrement gratuits à chaque Burkinabé, tout le budget de L’Etat y passera sans que satisfaction soit obtenue“(Ministre de la Santé). Les communautés doivent choisir parmi elles un agent de santé et une accoucheuse auxiliaire. On vaccine 2 millions ½ de Burkinabès : l’OMS félicite Sankara. Il éradique la polio, la rougeole et la méningite faisant chuter le taux de mortalité infantile alors le plus haut d’Afrique. Hospitalisation : avec un certificat d’indigence, gratuité totale (paysans notamment). Mise en place de la médecine du travail avec soins gratuits. Des guérisseurs sont consultés à l’hôpital. Le prix des médicaments est uniformisé.

LOGEMENT et URBANISATION

Nous tentons de réduire au maximum la différence entre la ville et la campagne en développant en campagne toutes les infrastructures pour rendre agréable la vie en campagne et freiner (…) l’exode rural.”. Les habitations spontanées, c’est-à-dire sans adduction d’eau ni électricité ni évacuation des eaux sales et autres ordures ménagères qui abritaient 60% des habitants couvraient 65% du territoire de la ville. Nul autre gouvernement n’aurait pu se permettre ce qu’a fait celui de Sankara. Au début de la révolution, mobilisée, la population d’un quartier se retrouvait soit pour ramasser les ordures, creuser ou réfectionner les caniveaux, boucher les trous des routes. Puis, ce fut la destruction des quartiers insalubres. 62.000 parcelles ont été distribuées entre 83 et 87, plus qu’entre 60 et 83. Il fallait plus d’un million pour obtenir une parcelle ; depuis la révolution, l’Etat n’exige qu’un dépôt de 25.000cfa pour un coût total de 90.000cfa. Le loyer d’une villa était passé de 40.000 à 160.000cfa entre 72 et 80 : l’Etat impose, dès 84, 60.000 maximum. Un studio est à 7000cfa s’il est muni de l’eau et du courant, 3000 sinon. Dans les nouvelles cités construites parfois loin du centre, la location-vente d’un 3 pièces ne devrait pas dépasser 10.000cfa par mois et tous les logements ont eau potable, téléphone, électricité, évacuation des ordures et des sanitaires. En 87, comparé à Bamako, le progrès accompli à Ouaga était flagrant.

LA FEMME

L’émancipation de la femme passe par son instruction et l’obtention d’un pouvoir économique. Le travail au même titre que l’homme, les mêmes droits et devoirs sont des armes contre l’excision et la polygamie, armes que la femme n’hésitera pas à utiliser pour se libérer elle-même et non par quelqu’un d’autre.”

Association Pour une Alternative au Service de l’Humanité A.P.A.S.H., 226, rue Bangou, Pl. 15 ans, Brazzaville CONGO apashbrazza@yahoo.fr , CADTM Brazzaville

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Sa mort https://www.thomassankara.net/sa-mort/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=sa-mort https://www.thomassankara.net/sa-mort/#comments Sun, 04 Sep 2005 17:58:13 +0000 http://thomassankara.net/wp2016/sa-mort/   Victime d’un coup d’état, son « lieutenant », Blaise  Compaoré, s’est installé au pouvoir.   Jeudi 15 octobre 1987. Il est 16 heures. Des armes crépitent au Conseil de l’entente, l’état-major du Conseil national de la révolution à Ouagadougou, tout près des ministères et de la présidence. Un groupe de soldats para-commando vient de […]

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Victime d’un coup d’état, son « lieutenant », Blaise  Compaoré, s’est installé au pouvoir.

 

Jeudi 15 octobre 1987. Il est 16 heures. Des armes crépitent au Conseil de l’entente, l’état-major du Conseil national de la révolution à Ouagadougou, tout près des ministères et de la présidence. Un groupe de soldats para-commando vient de débarquer avec, à l’évidence, pour mission de liquider tout le monde.
Dans la cour, tous les gardes sont abattus. Dans un bureau, le capitaine Thomas Sankara en réunion avec des conseillers lance à son entourage : «restez-là, c’est moi qu’ils veulent !» Le président, en tenue de sport, se précipite dehors les mains en l’air. Mais il est immédiatement fauché à l’arme automatique. Aucun de ses gardes ni conseillers ne sera épargné. En tout, une quinzaine de personnes sont abattues. Ils seront tous enterrés à la hâte, la même nuit, au cimetière de Dagnoen, un quartier de l’est de Ouagadougou.
Dans toute la zone de la présidence et du Conseil de l’entente, militaires et civils courent dans tous les sens.
Les Burkinabés qui sont au bureau ou à la maison se précipitent vers les postes transistors. Sur Radio Burkina, les programmes sont suspendus. On ne diffuse plus que de la musique militaire. Pour des Burkinabés déjà habitués aux coups d’État, c’est un signe qui ne trompe pas : le pouvoir a changé de main. La confirmation ne tarde pas. Un communiqué lu à la radio par un officier annonce notamment la démission du président du Faso, la dissolution du Conseil national de la révolution et proclame la création d’un Front populaire dirigé par le capitaine Blaise Compaoré, jusque-là numéro deux du régime révolutionnaire.

La confusion est totale. Le citoyen de base ne comprend pas pourquoi un règlement de comptes aussi sanglant entre deux leaders considérés comme «amis et frères».
Mais les observateurs, eux, ne sont pas surpris. Depuis quelques mois, la guerre des chefs avait commencé au sommet de l’État entre les deux capitaines, numéros un et deux du régime. L’entente entre ces deux hommes, qui partageaient même des repas familiaux ensemble, s’effritait alors que la révolution déclenchée le 4 août 1983 entamait tout juste sa cinquième année.
A Ouagadougou, les rumeurs de coup d’État se faisaient de plus en plus persistantes. «Le jour que vous entendrez que Blaise Compaoré prépare un coup d’État contre moi, ce n’est pas la peine de me prévenir. Car, ce serait trop tard », avait lancé avec prémonition Thomas Sankara à des journalistes.
Il faisait ainsi allusion à la forte amitié qui le liait à Compaoré. Par naïveté ou par impuissance, le charismatique chef de la révolution burkinabé n’échappera donc pas aux balles de son entourage.

L’effet d’une bombe sur le continent

Sa mort fit l’effet d’une bombe.
Au Burkina et partout sur le continent, tout le monde est sous le choc. La consternation est générale notamment au sein de la jeunesse africaine.
Le rêve placé dans ce jeune officier de 38 ans vient de se briser. Arrivé au pouvoir 4 ans plus tôt à la suite d’un coup d’Etat mené par un groupe de jeunes officiers, le capitaine Thomas Sankara avait engagé une révolution pour changer les mentalités dans son pays, la Haute-Volta, l’un des États les plus pauvres de la planète. Il encourage ses compatriotes à compter sur leurs propres forces. Son gouvernement engage alors de vastes chantiers dans les domaines de la production, de l’éducation, de la santé, du logement, des infrastructures, etc.

Un président à convictions

Ses successeurs dresseront un bilan positif de ces quatre années de révolution.
Thomas Sankara reprend à son compte les discours panafricanistes de Kwamé Nkrumah ou de Lumumba. Il pourfend l’impérialisme dans ses discours et appelle à de nouveaux rapports entre le Nord et le Sud.
Invité au sommet Franco-africain de Vittel quelques mois après son arrivée au pouvoir en 1983, il refuse de serrer la main à Guy Penne, le conseiller de François Mitterrand venu l’accueillir à l’aéroport à Paris pour protester ainsi contre le manque de considération à un chef d’État africain.

Thomas Sankara s’attaque avec force à l’apartheid. A la tribune de l’OUA, des Nations unies, son discours dérange. «Je dis que les Africains ne doivent pas payer la dette. Celui qui n’est pas d’accord peut sortir tout de suite, prendre son avion et aller à la Banque mondiale pour payer», avait lancé le président burkinabé dans un tonnerre d’applaudissements à la tribune d’un sommet de l’OUA à Addis-Abeba.

Un président rigoureux et modeste

L’homme tranchait des autres présidents par sa simplicité et la rigueur imposée aux membres de son gouvernement. Il avait mis au garage les Limousines du parc automobile de l’Etat, imposant des Renault 5 comme voitures de fonction pour lui et ses ministres.
Pour inciter la consommation locale, il imposait des tenues en cotonnade tissée à la place des costumes occidentaux. La corruption avait disparu dans ce pays qu’il avait rebaptisé en 1984 Burkina Faso : la patrie des hommes intègres en langue locale.

La révolution multiplie les victoires mais aussi les erreurs, comme la décision de rendre gratuit durant toute une année les loyers, ou les dérives des Comités de défense de la révolution (CDR) qui faisaient la loi dans les quartiers et les services ou encore les nombreux «dégagements» de fonctionnaires pour manque d’engagement dans la révolution, ou une diplomatie régionale très critique à l’égard de ses voisins, en dehors du Ghana de Jerry John Rawlings.

Quinze ans après sa disparition, les Burkinabés gardent de lui l’image d’un homme intègre, qui a changé les mentalités de ses concitoyens et donné une dignité à son pays. Une image et un idéal qui résistent encore au temps et dont se réclament une demi-douzaine de partis politiques, détenteurs de sept sièges à l’Assemblée nationale depuis les élections législatives de mai dernier.

 


 

Vous trouverez sur le même sujet un article récent sous le titre “Que sait-on de l’assassinat de Thomas Sankara” de Bruno Jaffré à l’adresse Suivante

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Sa politique https://www.thomassankara.net/sa-politique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=sa-politique https://www.thomassankara.net/sa-politique/#comments Sun, 04 Sep 2005 17:54:47 +0000 http://thomassankara.net/wp2016/sa-politique/ <img40|right> La politique de Sankara S’affranchir de la tutelle de la France : “comment sortir d’une misère asservissante”. Lutter contre la corruption des dirigeants. Il devient (et reste) un véritable héros auprès de la population et surtout des jeunes.A l’arrivée au pouvoir de ce Président des pauvres, le pays connaît de nombreux changements : Le […]

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La politique de Sankara

  • S’affranchir de la tutelle de la France : “comment sortir d’une misère asservissante”.
  • Lutter contre la corruption des dirigeants.

Il devient (et reste) un véritable héros auprès de la population et surtout des jeunes.A l’arrivée au pouvoir de ce Président des pauvres, le pays connaît de nombreux changements :

  • Le changement de nom du pays, La Haute-Volta devient Burkina Faso (Pays des hommes intègres).
  • Une diminution du train de vie des dirigeants : Sankara roule en Renault 5.
  • Thomas Sankara mise sur l’éducation et la santé (espérance de vie alors de 40 ans),.
  • la population est enthousiaste et elle s’accommode des efforts demandés (sauf pour la diminution du nombre des fonctionnaires).
  • Il encourage la consommation des produits locaux.
  • La lutte contre la corruption par des procès retransmis à la radio. Aucune peine de mort n’est demandée.
  • La campagne massive de vaccination des Burkinabé qui fera chuter le taux de mortalité infantile alors le plus haut d’Afrique.
  • La construction considérable d’écoles et d’hôpitaux,
  • Campagne de reboisement : plantation de millions d’arbres pour faire reculer le Sahel.
  • Une grande réforme agraire de redistribution des terres aux paysans, augmentation des prix et suppression des impôts agricoles.
  • De grandes mesures de libération de la femme (interdiction de l’excision, réglementation de la polygamie, participation à la vie politique, etc.).
  • Mettre en place des aides au logement (baisse des loyers, grandes constructions de logement pour tous).
  • et tant d’autres…

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